bienvenue dans l’atelier
à peine né et déjà la télé déversait ces images de lieux où tu n’irais que bien plus tard, donnais comme modèles des pratiques qui te resteraient étrangères, parce que cette façon d’envisager le corps comme voué à l’activité sportive, le temps au loisir et au dépaysement, était hors des représentations de ceux parmi lesquels être né et éduqué — la télé[...]
ce qui s’imagine autour, est-ce qu’on en prend impact, on dit que c’est dans l’air du temps, alors soi, quand on y entre au temps, on en reà§oit quoi, c’est seulement après qu’on fait le tri, en attendant on baigne, dans la langue comme dans l’imaginaire, dans l’imaginaire par la langue, et dans la langue par l’imaginaire, c’est seulement après qu’on[...]
sans qu’on n’en sache rien, tous les mots qui se tissent sur nos vies, comme lianes comme lierre s’y agrippent, accrochent, parfois peut-être comme pour les murs laissent traces quand on les arrachent, ou soulèvent des pierres, endommagent, parfois peut—être comme pour les arbres, affaiblissent sans qu’on n’en sache rien, toutes ces fictions qu’on[...]
Un mot pour saluer le travail mené par @jmlebaut avec ses élèves autour du projet i-voix. Heureux que ses élèves viennent lire les textes du site regroupés sous le mot-clé listes, les confrontent à d’autres lectures, et surtout s’en servent pour un travail de réécriture. On peut lire leurs travaux ici.
à€ Morgane, qui pose la question suivante :
Ce[...]
se réjouir de l’embellie, l’avoir parfois attendue — pas pour rien que découvert le mot à la lecture de Julien Gracq, à son étude — toujours chez lui accompagné d’italiques, comme lumière rasante de Loire —, découvert non pas le mot, mais avoir alors compris, ou plutôt approché, les enjeux, ou l’impact, l’écho qu’en soi trouvait l’embellie —, sans doute[...]
Bunker Hill est un vieux coin perdu, délabré, mal famé. à€ une époque, il y a très longtemps, c’était le beau quartier de la ville et on y trouve encore de ces hà´tels particuliers de style gothico-biscornu, avec leurs larges perrons, leurs murs couverts d’ardoises arrondies et leurs vastes fenàªtres en cornières ornées de tourelles. Ce ne sont plus que[...]
Combien déjà de sites comme celui-ci ? Dont on disait partout que c’était un truc de oufs ! Et qui bientà´t plongeaient l’oubli. C’était à§a aussi le web, des engouements passagers. Souvent beaucoup de bruit pour rien, ou presque. Un truc marrant quand tu le découvrais. Mais dont tout le monde se lassait très vite. Du neuf, et vite ! Un frisson plus[...]
J՚aurais du mal à dater. à‡a s՚est fait progressivement. Sans que je m՚en rende compte, ce serait exagérer. Sans que je réagisse conviendrait mieux. Un glissement. Je n՚ai màªme pas cherché à donner des justifications. Personne m՚a fait de remarques, de toute faà§on. J՚ai pas eu à me défendre. Personne pour me demander pourquoi. Pourtant à§a se voyait[...]
évoquer avec les enfants les jeux du matin, quand, eux encore petits, venaient se glisser dans le lit — c’est un soir de coucher tôt, d’après grippe et de paresse pour lire —, faire l’inventaire des personnages, au nombre desquels un ogre, son fils, une taupe, un chasseur maniaque du déguisement, se souvenir des douches de ketchup et mayonnaise avant la[...]
Recension d’Entre-deux sur le blog d’Eireann Yvon. Merci à lui.
Entre-deux décès ! On passe notre vie entre-deux tout ou rien ! Il faut un jour faire le bilan de tout cela, des bonnes choses et surtout des moins bonnes. Entre-deux verres, entre-deux vins, entre-deux femmes aussi parfois ! L’auteur nous emporte avec lui dans une sorte de voyage[...]