Joachim Séné, Village (publie.net)
LECTURES
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Joachim Séné, Village
7 septembre 2018, par M.B. -
une ville perdue, éclopée, vide
10 mars 2015, par M.B.(...) à§a, c’était la voix que je n’écoutais jamais. Parce que si à§’avait été le cas, je n’aurais pas bougé de la ville où j’étais né, j’y aurais travaillé à la quincaillerie, aurais épousé la fille du patron, fait cinq gosses, aurais lu les bandes dessinées du journal du dimanche matin, calotté les mà´mes s’ils faisaient des bàªtises, discuté avec mon épouse du montant de leur argent de poche et des programmes qu’ils pouvaient écouter ou regarder à la radio et à la télé. Je serais peut-àªtre màªme devenu riche — (...)
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Compagnie K
23 novembre 2014, par M.B.Al de Castro et moi, on était accroupis dans un petit trou d’obus, excités, à regarder les artilleurs allemands en train de détruire Marigny. Un chien choqué par les explosions d’obus était recroquevillé contre le lavoir public. Il avait la queue repliée entre les pattes et les les poils du dos hérissés et raides. Ses yeux pleuraient et sa gueule bavait. De temps en temps, il se mettait à vriller sur lui-même et à se mordre la queue ; et puis il s’arrêtait, exténué, et il cherchait à happer l’air (...)
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tête d’artiste
19 septembre 2014, par M.B.Et il parla de ses quarante-deux ans, du vide de l’existence, posa pour une mélancolie qui jurait avec sa grosse santé. Dans la tête d’artiste qu’il s’était faite, les cheveux en coup de vent, la barbe taillée à la Henri IV, on retrouvait le crâne plat et la mâchoire carrée d’un bourgeois d’esprit borné.
Zola, Pot-Bouille