Suis né à Cholet, Maine-et-Loire, un jour de janvier 1966.
Entré en lecture par la série des Davy Crockett de Tom Hill, dans la bibliothèque rose. Un gamin libre qui construit sa vie tout seul, tolérant envers les Indiens. Quoi de mieux ?
Enfance au bord d’une nationale, dans l’entre deux de la ville qui s’effiloche, de la campagne qu’on mite puis grignote. L’oncle et sa station-service pour voisin, et bientà´t une zone commerciale qui n’aura de cesse de grossir. On a les paysages qu’on peut. (...)
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Julien Gracq
Articles
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bibliobio
5 août 2011, par M.B. -
petit doigt levé
27 novembre 2014, par M.B.belle illustration d’une conception de la langue, où on retrouve, comme écrivait Gracq, cette tendance à croire que le français ne peut s’écrire ou se parler qu’avec petit doigt levé, toute correction réservée aux élites, et le peuple hors normes ; me demande si on réfléchit à ça dans les IUFM... à la dimension politique de l’usage de la langue
Ce que je me propose d’étudier, comme l’indique le titre même de ce volume, ce sont les troubles que la secousse révolutionnaire causa dans la langue traditionnelle, (...) -
carnet d’itinérant 2
8 août 2011, par M.B.11 ‎juillet ‎2011
Montjean-Ancenis
ville sur coteau, l’église qui la domine ; son seul intéràªt : prendre la lumière soir et matin, pierre blanche ; ruines d’un chà¢teau, l’église qui vient prendre place ; un pays de crucifix
descendre depuis le haut de la butte, jardins entourés de murs, fruitiers, fleurs, pelouses, malheureusement les taches bleues des piscines, ronds mous qui ne demandent qu’à s’enfoncer dans le sol ; descendre de place en place
passé par Saint-Florent-le-Vieil ; route de la (...) -
cesser d’écrire
2 avril 2012, par M.B.Pourquoi se refuser à admettre qu’écrire se rattache rarement à une impulsion pleinement autonome ? On écrit d’abord parce que d’autres avant vous ont écrit, ensuite, parce qu’on a déjà commencé à écrire : c’est pour le premier qui s’avisa de cet exercice que la question réellement se poserait : ce qui revient à dire qu’elle n’a fondamentalement pas de sens. Dans cette affaire, le mimétisme spontané compte beaucoup : pas d’écrivains sans insertion dans une chaîne d’écrivains ininterrompue. Après l’école, qui (...)
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carnets d’itinérant
25 juillet 2012, par M.B.Pénestin – Piriac sur mer Emprunté la départementale beaucoup plus que prévu et désiré, route bruyante, marais salants, l՚une des conséquences des rares pistes cyclables est que la présence d՚un vélo sur une route paraît à certains incongrue, voire intolérable, navrants ces gus qui gueulent et gesticulent, repensé à ce que Gracq disait des campings (Lettrines ?), cette capacité d՚adaptation au camp, à sa clà´ture, à quatre bornes de l՚océan pouvoir passer sa journée dans une piscine, étrange, ce cà´té (...)
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poussière confuse de bicoques neuves
5 février 2012, par M.B.Ici se fait jour la laideur particulière aux zones d՚urbanisation récente qui commencent à ceinturer un peu partout les villes : le cœur gris et bleu (ou gris et rose) des anciennes cités, serrées comme un poing autour de leurs ruelles, est noyé progressivement, ainsi que le cœur d՚un astre éclaté, dans une poussière confuse de bicoques neuves, qui vont crever jusque loin aux alentours la verdure, dans le semis anarchique et hasardeux qui est celui des trous d՚obus. De plus en plus nettement, avec la (...)
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virant sensiblement au sombre
6 octobre 2012, par M.B.Vers l’aval, Nantes essaime par grappes, le long de son estuaire, une partie de sa substance usinière en agrégats qui prolifèrent anarchiquement : une nébuleuse industrielle peu condensée, où la campagne trouve encore à s’installer largement dans les intervalles. De part et d’autre de la ville, la Loire des raffineries de pétrole et la Loire des pàªcheurs d’anguilles se tournent le dos et s’ignorent : quand je rejoignais de Saint-Florent, pendant les vacance sd’été, Pornichet et sa plage, les chantiers et (...)
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tout cela va ensemble
20 mai 2014, par M.B.Il y a un point de vue que je n’accepte pas du tout, c’est que le paysage sert de décor à un livre. Les paysages sont « dans le roman » comme les personnages, et au màªme titre. Dire quel est celui qui joue le rà´le passif, le décor, et celui qui joue le rà´le actif, n’a pas de sens pour moi. Tout cela va ensemble. Je dis souvent, et j’ai màªme dà » l’écrire, que dans un roman ce peut àªtre le propos d’un personnage qui fait lever le soleil, ou, inversement, c’est un changement de temps qui, tout d’un coup, (...)
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campagne déclose
21 décembre 2011, par M.B.Je marche sur la route de Saint-Laurent. les échappés de vue ménagées par de longues clairières qui s’ouvrent maintenant en tous sens à travers le bocage obsèdent l՚œil presque partout et rafraîchissent le sentiment de la promenade. Les fermes que j’ai connues pendant un demi-siècle emmurées par les haies, hostiles et soupà§onneuses, remparées de clà´tures d’épines, alertées de loin contre toute approche par des abois de chiens hargneux, semblent cligner de toutes leurs fenàªtres comme une bonne auberge, (...)
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toujours alerté, alertant
19 octobre 2011, par M.B.Ce monde que le soleil et le vent projetaient dans la chambre, trop vif, trop remué, trop violent, l’oppressait : sa présence était presque indiscrète — de nouveau une impatience, une hà¢te pure et sans contenu qu’il connaissait trop le prenait à la gorge. Comme si, sans qu’il eà »t rien à y faire, quelque chose l’eà »t averti qu’on l’attendait dehors. Le monde, toujours panique — toujours alerté, alertant — le monde comme quelqu’un derrière la fenàªtre qui vous tourne le dos, qui regarde ailleurs, et dont on (...)