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Michel Brosseau | à chat perché

1113 billets

Samuel Rodriguez | L’envie de l’abîme

Sans doute le nom de Samuel Rodriguez vous est-il inconnu. Il n՚y aurait là rien d՚étonnant, car celui-ci fait partie de ces écrivains secrets qui préfèrent demeurer loin de l՚agitation médiatique. L՚homme a un parcours original : un temps légionnaire, puis garde du corps auprès de quelques grands noms du show-business franà§ais, il vit maintenant[...]

Louis Caradec | Obsolescence de mon père

Autant le dire tout de go : le dernier Caradec est un excellent cru. On retrouve avec un plaisir certain les territoires qu՚il avait su si finement explorer dans ses précédents romans, ceux d՚une enfance passée loin de la métropole, dans ce temps tout à la fois d՚incertitude et de lassante euphorie qu՚a été l՚après-guerre. Paysagiste de talent, il nous[...]

magnolia

Douze ans que je l’aurai cà´toyé le magnolia des voisins d’en face. Pas grand chose ce qu’il en reste. Tas de bois pour la cheminée. Un peu de sciure. Dommage ! Un des rares trucs gais dans la rue, le magnolia en fleurs. Un peu d’exotisme, de vie dans l’alignement de l’identique.
C’est donc comme à§a qu’il faudrait écrire désormais, fenàªtre donnant[...]

Philippe Desjardins | Le corridor des mirages

De tous les romans que nous livrent cette nouvelle rentrée littéraire, Le corridor des mirages de Philippe Desjardins est à coup sà »r le seul qui parvienne à entraîner son lecteur aussi loin dans les arcanes de l՚à¢me humaine. Réfutant d՚emblée, dans une courte préface aux accents de manifeste, l՚étiquette désormais tant galvaudée de l՚autofiction –[...]

W. Chester Burnett | Le style d’une danseuse

William Chester Burnett demeure assez largement méconnu du public européen, et c՚est bien dommage. Auteur d՚une dizaine de polars et romans noirs, il est de cette race d՚écrivains qui ne se laissent pas facilement apprivoiser. Souvent provocateur, parfois màªme déroutant – dans son premier ouvrage, Hell ain՚t a bad place to be (Anyway Press, 1992), le[...]

c’est (19)

c’est lire les mots de Marie Cosnay, se dire qu’on a trop attendu de l’école, comme de l’ordre social, qu’ils implosent, que de la souffrance naît souvent la résignation, que terrible l’attente déà§ue des gosses, et comment elle peut longtemps àªtre ressassée, se souvenir des litanies entendues au temps des bars, c’est constater la capacité de[...]

vases communicants | ana nb

Aujourd’hui, vases communicants avec ana nb dont on peut suivre le travail d’écriture et de photographie sur ses blogs le jardin sauvage et effacements. Point de départ partagé pour l’écriture : six peaux de silence. Mon texte chez elle.
no sound is innocent
qui d’un son à l’autre qui d’un silence à l’autre qui d’une horizontale à l’autre qui d’un[...]

là encore j’étouffe

Je suppose qu՚il s՚agit de sauver quelques jeunes hommes du suicide et quelques autres de l՚entrée aux flics ou aux pompiers. Je pense à ceux qui se suicident par dégoà »t, parce qu՚ils trouvent que « les autres » ont trop peu de part en eux-màªmes. On peut leur dire : donnez tout au moins la parole à la minorité de vous-màªmes. Soyez poètes. Ils[...]

à chat perché

Je ne peux m’expliquer rien au monde que d’une seule faà§on : par le désespoir. Dans ce monde que je ne comprends pas, dont je ne peux rien admettre, où je ne peux rien désirer (nous sommes trop loin de compte), je suis obligé par surcroît à une certaine tenue, à peu près n’importe laquelle, mais une tenue. Mais alors si je suppose à tout le monde le[...]

ta fin du monde

ta fin du monde n’aurait rien de bruyant ou d’effrayant, ni pans de murs qui s’écroulent ou lézardes qui grandissent au sol, ta fin du monde n’aurait rien d’une foule qui court désordonnée à travers rues, tout à sa bousculade et piétinement, ta fin du monde n’aurait rien de cris d’horreur, d’angoisse, de terreur, ta fin du monde ne convoquerait ni[...]