bienvenue dans l’atelier
C’est rien, et tu le sais. Pas rien qui vaille, non. Mais guère plus que les jours. C’est rien, je te dis, rien. Comme l’auberge espagnole. Que chacun ensuite y amène ce qu’il veut. Ce qu’il peut. Pas plus. Une impulsion que tu donnes. Du dedans. Toujours là que démarre le déroulé des mots. Ce qu’ils deviennent. Comment ils meurent. Ou pas. Comment se[...]
Le propre de la langue, non seulement en regard de la parole, mais encore dans la parole màªme, se caractérise par un excès de sens qui ruine l’obtention de sens. L’errance polysémique et polytropique, l’accumulation excessive des significations, la pléthore d’idées, d’injonctions ambivalentes, de compréhensions incertaines est le premier contact avec[...]
Reprise du texte écrit pour les vases communicants de mars 2013. Le silence et la beauté consolent un moment de tout ce qui grouille et se délite autour. (extrait d՚un message envoyé par Marie-Thérèse Peyrin pendant la préparation de ce vase)
En fait j՚aurais préféré le silence. La beauté je sais pas trop. J՚ai jamais su. Ce qui à partir de ce[...]
c’est les cahiers de devoirs de vacances pour des tout petits sur les campings, c’est se dire que monde de trouille et de fric, c’est l’expression c’est pour toi que tu travailles, avant d’ajouter pour ton avenir, ou menaà§ant tu verras/regretteras plus tard, c’est les màªmes qui affirment à´ combien difficile pour un gosse de se projeter dans l’avenir,[...]
ne rien s’interdire (pas màªme la défaite)ne plus creuser le silence mais le laisser t’emplir (y reprendre souffle)interroger le passé à mains nues (ne rien en exiger)faire la part de l’air et du silence (chaque fois qu’aspirer)
A Origny, et c’en est màªme étrange, pas l’ombre d’une barre ou d’un lotissement, rien que le plan en Y de deux grandes rues étirées où de petites maisons de briques s’appuient les unes contre les autres, le principal spectacle étant celui de la circulation automobile, à commencer par celle des camions. Une sorte d’esplanade, où se tient l’église, et au[...]
Dans ces calmes déserts il promène les siens jusqu՚à ce que les premiers ces derniers se ferment et que la tàªte là¢chée retourne à sa vieille place. Beckett, Le Dépeupleur
Là¢chée la suite des jours et des heures, il te reste quoi ? Retourne toi, regarde... A quoi tu penses te raccrocher ? Sa force à l’habitude de tout masquer, tout maquiller.[...]
partir, trois semaines durant longer l’Atlantique, de Nantes à Royan, ça pourrait être ailleurs, ou pas, territoires d’où l’on sait que l’on vient, qui ne vous appartiennent pas, tenter d’appréhender, à moins que seulement se griser d’un jour ici et ailleurs le lendemain, mais les paysages changent si lentement, au rythme du corps, en appui sur les[...]
c’est entendre un extrait de The Wall à la radio, c’est le hey, teacher, leave the kids alone, c’est se souvenir de la cassette au boîtier bleu, la pochette qu’on dépliait pour y lire les paroles, ne pas savoir si elle est dans le tiroir où avoir rangé les cassettes, de celles écoutées en boucle, c’est sans doute àªtre devenu rien qu’une autre brique[...]
c’est décrocher l’emploi du temps punaisé sur le mur du bureau, c’est préparer les questions pour l’oral, c’est un copain qui part en retraite, c’est se dire qu’on est à moitié du gué, difficilement s’imaginer bosser avec des gosses à plus de soixante piges, flipper à l’idée qu’il faudra sans doute quand màªme, se rassurer en se disant que jamais eu des[...]