bienvenue dans l’atelier
Fleury-les-Aubrais, Rue Pierre Semard
La surimpression envahissante de ce qui a été sur ce qui est constitue le don mélancolique et pulpeux du vieillissement, qui est, autant qu’une décrépitude physiologique, un décryptement fantomatique du palimpseste que devient avec l’à¢ge le monde familier. Chateaubriand l’a senti venir et s’y est complu plus vite qu’un autre : à partir de quarante ans[...]
Nous aussi, on pourrait nous laisser comme à§a. Discrets, tout enveloppés d’herbes. En file au long du chemin, pas moins seuls qu’au cimetière et tout aussi silencieux. On regarderait ceux qui marchent encore. On écouterait. Pas tant leurs mots. On a tellement passé de temps avec, s’en est tellement encombré. Le bruit de leurs pas plutà´t, de leur[...]
plein soleil - une antenne de plus sur la maison d’en face - à chacun la sienne - sur chaque toit ou presque - pris soin de l’enlever sur la maison à l’abandon un peu plus loin - les antennes qui changent - les amandes qui grossissent - premiers concombres lilliputiens dans la serre "récup’ portes-fenàªtres" - bien lu hier affiche publicitaire kitchen[...]
Azay-sur-Indre, pont de la D10
se rendre à un repas de famille, y constater que les traces de l’âge ne sont pas que taie sur l’œil — ça, on sait réparer —, mais aussi fixité, façon de ne rien voir, menton qui tombe le regard aux genoux, et le silence qui va avec, visage inexpressif, vague tristesse à première vue, mais lisse conviendrait mieux, et distance, désormais impossible[...]
Chà¢teaudun, place du 18 Octobre
photos du pont en construction... demander à ton frère de les scanner... série... expliquer comment... à part photos de famille... communions aube blanche... mariage endimanchés... repas de baptàªme... en ligne devant le parterre aux camélias... goà »t des chantiers... mais pas tant pour les deux maisons... well, I don՚t... ce soin de chaque étape... ce[...]
Aujourd’hui, vases communicants avec à‰ric Dubois sur le thème du départ. On peut suivre l’écriture d’à‰ric via son blog et son travail de découvreur de poésie via la revue en ligne Le Capital des mots.
Tu retiens le geste le nom
Je t’appelle te comprends t’abandonne
L’adjectif l’adverbe le pronom
Nous formons une grammaire sans règles
Pas de[...]
Il est onze heures lorsque nous sommes à Saint-Bonnet. Nous tentons de mettre la chaudière en marche. Elle s’éteint aussità´t en là¢chant un nuage de fumée nauséabonde. Cathy allume alors la cuisinière et nous nous employons à vider les meubles, trier, empaqueter. Je tire du petit buffet en merisier les livres qu’il contenait, les monte sous les[...]