Ce qui avait commencé pour elle — plus tà´t seulement que cela n’arrive d’habitude — c’est ce grand renoncement de la vieillesse qui se prépare à la mort, s’enveloppe dans sa chrysalide, et qu’on peut observer, à la fin des vies qui se prolongent tard, màªme entre les anciens amants qui se sont le plus aimés, entre les unis par les liens les plus spirituels et qui à partir d’une certaine année cessent de faire la voyage ou la sortie nécessaire pour se voir, cessent de s’écrire et savent qu’ils ne (...)
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Proust
Articles
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ce grand renoncement
17 décembre 2011, par M.B. -
d’aimables poteaux indicateurs
4 juillet 2012, par M.B.Les écrivains que nous admirons ne peuvent pas nous servir de guides, puisque nous possédons en nous, comme l’aiguille aimantée ou le pigeon voyageur, le sens de notre orientation. Mais tandis que guidés par cet instinct intérieur nous volons de l’avant et suivons notre voie, par moments, quand nous jetons les yeux de droite et de gauche sur l՚œuvre nouvelle de Francis Jammes ou de Maeterlinck, sur une page que nous ne connaissions pas de Joubert ou de Maeterlinck, les réminiscences anticipées que (...)
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clocher
13 novembre 2017, par M.B.Illiers-Combray, Rue de Beauce
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c’est (21)
13 janvier 2013, par M.B.c’est se dire qu’une salle des profs, avec ses fauteuils laids, ses tables basses encombrées de revues syndicales ou de programmes de théà¢tre qui datent — cette faà§on qu’ont ces paperasses de désancrer du présent, de rendre le lieu encore plus incertain — sa machine à café, son distributeur à canettes, barres sucrées, chips et gà¢teaux — dont madeleines — ses photocopieurs, ses ordinateurs, ses tables où se corrigent des copies, où la veille des vacances se dégustent des plats qu’amène chacun, est un endroit (...)
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entropie
26 octobre 2017, par M.B.Illiers-Combray, 2 Rue Saint-Pierre
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30|01|18
4 février 2018, par M.B.journal vidéo du 30 janvier 18
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le lendemain il y en avait une autre
12 septembre 2012, par M.B.Mais avant tout j’avais ouvert mes rideaux dans l’impatience de savoir quelle était la Mer qui jouait ce matin-là au bord du rivage, comme une Néréide. Car chacune de ces Mers ne restait jamais plus d’un jour. Le lendemain il y en avait une autre qui parfois lui ressemblait. Mais je ne vis jamais deux fois la màªme.
Proust, à€ l’ombre des jeunes filles en fleurs -
au bar d’Illiers
27 décembre 2019, par M.B.au comptoir tout à l’heure, à Illiers-Combray, le gars devant son Perrier orgeat, tu sais qu’il est là pour longtemps, il boit pas dans son verre, ou très peu à chaque fois, il a le regard devant lui, il y a rien devant lui, il y a des bouteilles, il y a un miroir aussi, comme chez Simenon, un miroir où se regarder entre les bouteilles, il est là, il attend, toi tu bois un demi, il te dit que lui, à vingt ans, c’était cinq litres par jour, sans compter tout ce qui se fume, et qu’avant de s’en coller (...)
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ficelle
30 octobre 2017, par M.B.Illiers-Combray, 29 Rue de Mesliers
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chantier
23 octobre 2017, par M.B.Illiers-Combray, 3 Rue du Docteur Proust
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