Aujourd’hui, vases communicants avec à‰ric Dubois sur le thème du départ. On peut suivre l’écriture d’à‰ric via son blog et son travail de découvreur de poésie via la revue en ligne Le Capital des mots.
Tu retiens le geste le nom
Je t’appelle te comprends t’abandonne
L’adjectif l’adverbe le pronom
Nous formons une grammaire sans règles
Pas de poncif pas de déjà vu pas de déjà
La main le regard les pas
Quelle danse au bord du gouffre
Un détail un oubli une présence
Prisonniers des mots des (...)
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langue
Articles
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vases communicants / Eric Dubois
3 janvier 2014, par M.B. -
rien sous la main que le vide
18 juin 2013, par M.B.Ce qu’on appelle ridiculement le "travail de l’écrivain" est une oisiveté qui confine à la misère. Il n’a pas de bout de couverture, de tricot, à peine d’agitation manuelle. Ce travail n’apaise pas, il ne dirige pas la pensée hors de soi, il ne fournit pas de dérivation à l’animation propre à un corps. Il n’a pas de corps sous la main sur lequel faire passer l’intensité vide qui monte en lui, et qui alors n’a pas d’issue. Le bouc émissaire c’est sa tàªte màªme. (Pas d’os à ronger sinon la fiction si (...)
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vases communicants / Josée Marcotte #2
6 janvier 2012, par M.B.Vases communicants aujourd’hui avec Josée Marcotte qu’on peut lire sur L’Imachination. On peut notamment y suivre les tribulations maniacofictives de Marge qui ont déjà fait l’objet d’un ouvrage numérique chez publie.net. Ce vase constitue la poursuite de l’échange entamé en novembre sur le thème de la langue.
Mots
Penser aux mots. Penser aux petits et aux gros. Penser aux longs et aux courts. Penser au féminin et au masculin. Penser aux mots de l՚oreille gauche et aux mots de l՚oreille droite. Penser (...) -
ou de tenir sa langue à jamais
22 novembre 2012, par M.B.MISE EN PLACE — L’objet est placé devant l’esprit, soit dans la réalité, comme dans l’esquisse (devant un paysage ou une tasse de thé ou un vieux visage), soit dans la mémoire où il devient l’esquisse faite de mémoire d’une image-objet déterminée. PROCà‰DURE — Le temps étant d’une importance essentielle pour la pureté de la parole, langue d’esquisse est un flux ininterrompu depuis l’esprit des idées-mots personnels et secrets soufflant (comme un musicien de jazz) sur le sujet de l’image. Mà‰THODE — Pas de points (...)
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déménager
18 janvier 2012, par M.B.Pendant l’écriture du monologue 3 de la série d’un... l’autre, consulté quelques pages concernant les pompes funèbres. Tombé sur des lexiques, retenu par la définition d’exhumation :
Action de retirer un cercueil d՚une tombe dans le cas d’un changement de localité (décision familiale suite déménagement) ou d’une enquàªte policière
Il est donc possible de déménager avec ses morts — jamais imaginé que les morts en mesure d’une telle mobilité — entrevoir les convois ainsi (...) -
des corrections
7 novembre 2011, par M.B.Tenter d’àªtre précis sans réduire le discours. Ne pas se disperser ni se trahir bien sà »r, se faire comprendre mieux sans en passer par l’anecdote, cet ici et maintenant qui par moments se révèle simpliste, offre une image tronquée (comme on cite une marque pour ne pas décrire un objet) histoire d’en rester là , d’éviter le vertige (C’est qu’il y a du vide ? On entend la question d’ici). Le raccourci l’ellipse oui. Mais il faut également réussir à creuser ce qui au premier jet n’était que suggestion sans (...)
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un seulibataire
13 janvier 2012, par M.B.un seulibataire... tu prononà§ais comme à§a d՚après tes frangins... pas le souvenir... mais huit ans d՚écart avec l՚un... six avec l՚autre... petit dernier !... accident de parcours... terribles ces repas de famille... les plats qui s՚enchaînent... les verres avec... ce moment où croient bon de parler des gosses... la voix trop forte de ton père... si au moins on avait réussi à faire une fille pour une fois !... màªme pas dis-donc !...... ta mère avait pourtant mangé salé... tous les neuf mois affilée... (...)
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casse autos
11 janvier 2012, par M.B.à€ l՚entrée de la casse automobile, les chiens-loups tiraient sur leurs chaînes. Ils étaient deux, molosses hirsutes. Ne les approchais pas. Demeurais sur le siège gris de la 403 du tonton. Un vrai plaisir que de monter dans celle-ci. Parce que le gyrophare sur le toit. Tout orange. Petit bout de toit sur la cabine aux deux sièges. Gyrophare sur le bord droit, fil électrique qui descendait maintenu au Chatterton ; au beau milieu du toit, hilare Bibendum Michelin. A l՚arrière du plateau, la flèche (...)
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monosyllabes lecture #1
25 novembre 2011, par M.B.écrire à partir de monosyllabes, creuser le hasard au gré des accumulations
qu՚as-tu fait de tes jours / il y va de ta vie / ce n՚est pas coeur pur / ne dis pas que c՚est cool / je ne sais pas je ne sais plus / tu me suis / c՚est mort / rien à faire / tais-toi / suis ta pente / c՚est mort et tu ris / bel et bien con / seul / c՚est vie noir et blanc / à§a va à§a vient / c՚est quoi / tu dis que c՚est rien mais si c՚est vrai / ne t՚en fais pas / je m՚en vais / je pars / va je ne te hais point / c՚est le ciel (...) -
l’appétit de sens
28 août 2013, par M.B.Le propre de la langue, non seulement en regard de la parole, mais encore dans la parole màªme, se caractérise par un excès de sens qui ruine l’obtention de sens. L’errance polysémique et polytropique, l’accumulation excessive des significations, la pléthore d’idées, d’injonctions ambivalentes, de compréhensions incertaines est le premier contact avec la langue (que répare le dictionnaire dans le cas des langues écrites) et la première expérience de la parole (le malentendu que cherche à corriger les (...)