apercevoir sur le trottoir, posé en évidence sur le dessus d’une poubelle, un carton avec dedans deux poupées à grosses tàªtes rondes
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choses qui rendent triste
Articles
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apercevoir deux poupées sur une poubelle
17 mars 2017, par M.B. -
rechercher
12 septembre 2014, par M.B.rechercher via web la trace d’un ami perdu, n’en trouver qu’une photo, illustration d’un article de presse régionale — il y aurait là le début d’une fiction —, constater qu’il n’a pas changé de bord politique, ni de profession, reconnaître le haut de son visage — la photo est mal cadrée —, se dire qu’il n’a pas tant vieilli, après quelques tentatives se résoudre à admettre que c’est là la seule trace, être déçu de ne pas avoir accès à davantage de sa vie actuelle, avoir conservé dans un carnet sa nouvelle (...)
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traverser la galerie marchande
13 octobre 2015, par M.B.traverser la galerie marchande d’un supermarché, constater ton pas trop rapide, ceux que tu croises avancent à petits pas, corps avachi sur le haut du caddie, relisant leur ticket de caisse dans un déhanché gras, guettant l’erreur, ou rêveur d’avoir autant claqué, d’autres parviennent à demeurer sur les bancs disposés là , ou assis à ce qui se voudrait une terrasse de café, seule vivacité les enfants qui s’approchent d’une voiture ou d’un canasson bardés de lumières, son synthétique rabâché en boucle, (...)
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traces de l’âge
18 septembre 2014, par M.B.se rendre à un repas de famille, y constater que les traces de l’âge ne sont pas que taie sur l’œil — ça, on sait réparer —, mais aussi fixité, façon de ne rien voir, menton qui tombe le regard aux genoux, et le silence qui va avec, visage inexpressif, vague tristesse à première vue, mais lisse conviendrait mieux, et distance, désormais impossible d’atteindre — c’est ainsi qu’on a la paix dans les maisons spécialisées où s’entassent les vieux, à coups de benzodiazépine —, le savoir, l’avoir lu, le constater (...)
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croiser une connaissance perdue de vue
20 septembre 2016, par M.B.croiser au supermarché une connaissance perdue de vue depuis des années, croisée dans ce même lieu de temps à autre, croire qu’on s’en tirera d’un bonjour lointain, protégé par la file d’attente à la caisse, que suffiront le prénom retrouvé et un signe de la main, comprendre qu’on vous attend, chariot enfin vidé sur le tapis s’avancer, s’embrasser et faire le décompte des années depuis la dernière fois, interrompus par la caissière qui s’enquiert de la possession ou non d’une carte de fidélité, reprendre le (...)