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Michel Brosseau | à chat perché

1113 billets

monologue (19)

Dans ces calmes déserts il promène les siens jusqu՚à ce que les premiers ces derniers se ferment et que la tàªte là¢chée retourne à sa vieille place. Beckett, Le Dépeupleur
4/04/13 | mà j 30/04/13 Que à§a à foutre ou quoi ? La réponse tu l’as pourtant !... Tàªte à tàªte dans la glace, tu devras bien finir par l’admettre. Là¢chée la main, et depuis[...]

tu dis (9)

tu dis : « J’aime les villes de bord de mer : pour n’avoir qu’à longer... » tu dis : « Les matins de brume surtout, monde sans limites ni contours. » tu dis : « Le pier comme un tunnel sonore, pulsations de basses, cliquetis des pièces, stridences compressées des jeux électroniques, détonations, moteurs en sur-régime, mais l’horizon... » tu dis : « [...]

tu peux faire ce que tu veux

Le hasard t՚a fait échouer là et tu n՚as pas suffisamment de courage pour te transporter ailleurs. D՚ailleurs tu n՚écoutes plus les phrases qui viennent d՚ailleurs, ces phrases qui autrefois te faisaient battre le cœur. Tu sais bien qu՚on ne te demandera jamais d՚être vivant. Tu peux faire ce que tu veux, on ne te demandera jamais d՚être digne, d՚être[...]

tu dis (8)

tu dis : « Quand je marchais dans la ville la nuit, je savais pas que c’était dans le silence que j’avançais. » tu dis : « C’était rassurant de suivre le fleuve, lui emprunter sa direction. » tu dis : « Quand tu marches à deux dans la nuit, le moment où sans rien convenir on finit par se taire... » tu dis : « Leurs lignes noyées dans l’obscur, mais les[...]

ne passe plus

Entrepris hier de dactylographier. Toute la journée sur l’ordinateur, avec des intermèdes douloureux où je reprends des passages sur lesquels la mise au net, en caractères normalisés, jette sa lumière brutale, décapante, dramatique. Ce dont on s’accomode au stade antérieur, sur manuscrit, ne passe plus. Un regain d’énergie, la volonté d’en finir m’aide[...]

tu dis (7)

tu dis : « Le blues, ça t’apprend à te méfier du matin, parce que c’est toujours quand tu te lèves que se révèlent les absences. » tu dis : « Je sais pas si t’as remarqué les dalles qu’ils posent sur leur pelouse, la manie qu’ils ont d’en faire un chemin. » tu dis : « La première fois que j’ai pu traverser un pont les yeux ouverts, je me suis pas dit[...]

tu dis (6)

tu dis : « Ce n’est pas passer à côté des jours qui me fait peur, mais demeurer sur le seuil... » tu dis : « Qu’il fasse jour ou pas quand tu te réveilles, c’est pas ça l’important : mais qu’il y ait des sons qui te parviennent du dehors, histoire d’être sûr que ça existe encore le monde autour. » tu dis : « Le matin n’est pas le temps des craintes ;[...]

tu dis (5)

tu dis : « J’ai appris à aimer la fatigue : sans elle, jamais rien su de l’étoilement des jours, que ça reste possible... » tu dis : « Via la fatigue aussi, la fragmentation des êtres et des jours. » tu dis : « En faire quoi de la matière autour des fragments ?... du remplissage, rien que de la bourre pour donner l’illusion du volume... » tu dis : « [...]

liens

ils écrivent sur le web : franà§ois bon | guénaà« l boutouillet | brigitte célérier | éric chevillard | claro | piero cohen hadria | marie cosnay | thierry crouzet | dominique delabranche | gwen denieul | jean-yves fick | laurent grisel |christophe grossi | dominique hasselmann | nolwenn euzen | olivier hodasava | sabine huynh | christine jeanney |[...]

tu dis (4)

tu dis : « Je sais que mon voisin du dessus porte une lame de rasoir en pendentif, mais j’ignore s’il l’enlève pour dormir. » tu dis : « Je n’ai jamais su conserver mes amulettes. » tu dis : « Connaître ce que chacun porte à son cou, à son poignet, et tous les tatouages sur des millions de corps : ce ne serait qu’à peine approcher les peurs. » tu dis :[...]