Nous aussi, on pourrait nous laisser comme à§a. Discrets, tout enveloppés d’herbes. En file au long du chemin, pas moins seuls qu’au cimetière et tout aussi silencieux. On regarderait ceux qui marchent encore. On écouterait. Pas tant leurs mots. On a tellement passé de temps avec, s’en est tellement encombré. Le bruit de leurs pas plutà´t, de leur souffle quand enfin se taisent. On serait tout au silence, tout aux bruissements. On inventerait des tas de noms pour les vents, tout un dégradé d’à peine (...)
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quotidien
Articles
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au bord du chemin
31 janvier 2012, par M.B. -
promenade dominicale (3)
28 octobre 2011, par M.B.pour lire le texte, on peut passer la souris sur les photos
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21|02|18
2 mars 2018, par M.B.journal vidéo du 21 février
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24|02|18
5 mars 2018, par M.B.journal vidéo du 24 février
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promenade dominicale (2)
27 octobre 2011, par M.B.pour lire le texte, on peut passer la souris sur les photos
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l’homme au chien
13 mars 2012, par M.B.L’homme au chien siffle, appelle de peu de syllabes, marche en enjambées décidées — c’est tout droit qu’il va, là où son chien déjà — le rattraper lui passer au collier la laisse qui pend dans sa main, balance au gré du bras qui accompagne le pas. L’homme au chien se projette — c’est un àªtre d’horizon où d’évidence le corps tiède de sa bàªte haletant se soumet — et l’inquiétude de la fugue, de l’appel sans pouvoir — l’homme au chien marche et doute, la perte et l’abandon en guise de possible — angoisse de la (...)
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éclaircies dominantes
7 mai 2012, par M.B.éclaircies dominantes - repris le boulot - n’y entendre parler politique que sur le mode de l’ironie ou presque - règne du désabusé, du moins le paraître - désherbé oignons et échalotes - demain Vivonne, l’herbe y sera haute - cette pente naturelle à la friche - peut-àªtre qu’ici aussi il faudrait désherber, à l’intérieur du site - replanter plants de tomates naines, choux bruxelles - marché trois jours dans le Morvan - marcher, libérer l’énergie noire, et de nouveau pouvoir entendre - et laisser danser les (...)
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les nuées viennent du nord
21 avril 2012, par M.B.les nuées viennent du nord - un gars à la radio parle de Jérà´me Lindon et qu’ils se déconnectent d’Internet quand il écrit, évoque l’immédiateté et que sans garde fous, il n’ose pas dire garde fou, étrangement dit garde corps, qu’écrire en délai bref c’est comme écrire pour un journal - grogner dans la demi sieste que Balzac et d’autres ! - il ajoute que l’écriture est urgence - les nuées sont au nord et il gràªle, penser au plant de tomates, couvrir le chà¢ssis - les nuées sont brèves, aimer le mot embellie et (...)
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boire un café
14 juin 2014, par M.B.Boire un café, pendant ces heures de trou dans la salle des profs, et que pas l’énergie nécessaire pour grand chose, fatigue accumulée au fil des semaines, comme en ce moment, se rendre à la machine, s’amuser de l’idée que les mêmes sur les aires d’autoroute, rêver de départ, de voyage, aller s’asseoir dans un fauteuil, vacant et certain que rien à venir, immobile, et vide ; ou au comptoir, souvent quand trop en avance à un rendez-vous, quart d’heure à tuer, capter des bouts de conversation — ce matin, ce (...)
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C’est tard que j’ai découvert la tristesse de mon père
7 novembre 2011, par M.B.C’est tard que j’ai découvert la tristesse de mon père. Lui-màªme probablement l’a découverte tard. Auparavant, il l’avait recouverte d’activité et de besogne - les réveils à cinq heures trente le matin, la journée entière au travail jusqu’au début de la soirée, et la soirée courte à tà´t après dîner s’endormir devant la télévision. C’est quand il a cessé de travailler pour partir à la retraite que sa tristesse s’est faite perceptible, s’est déclarée un peu. La plupart du temps, ses traits de caractère les plus (...)