si peu de lettres... inutiles quand on peut se voir... dans l՚éloignement que se niche l՚écriture... une vie de peu de rayon... si ce n՚est le service de ton père en Allemagne... jamais su ce qu՚étaient devenues ses lettres... auraient pu t՚aider à comprendre... combler un peu du silence... bien capable de les avoir détruites après la mort de ses parents... jamais entendu parler de Pascal... mais guère le moi en estime !... formaté par les curés... fruit lointain de la contre-réforme... de la (...)
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silence
Articles
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si peu de lettres
14 mars 2012, par M.B. -
comme si c’était simple de regarder le monde en face
30 août 2011, par M.B.comme si c’était simple de regarder le monde en face ; sans tricher se planter dans un coin et se mettre à faire l’inventaire ; et n’y rien changer ; dire ce que l’on voit, le plus honnàªtement possible ; pas question de savoir faire ou non, mais la force que à§a demande ; quand soi, la faà§on dont on la regarde en face la vie qu’on mène ; la faà§on qu՚on a de la raconter ; pas qu՚on l՚arrange, qu’on enjolive, non ; mais si souvent qu՚on contourne ; les laisse seulement deviner comme masse les zones d’ombre, (...)
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mais parvenir à te taire
21 septembre 2011, par M.B.tu dis que trop fatigué pour charrier ces mots-là , plus l՚envie te faire crisser le gosier du trop qui pèse et rien n’y fait, t՚embringuer rage d՚humains rugueux à s’écorcher les doigts la langue, mais parvenir à te taire
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extrait blog 2008
27 septembre 2012, par M.B.extrait du blog tenu précédemment, daté du 15 février 2008 ; temps nécessaire avant de passer à l’écriture fiction, écriture de l’intime plutà´t qu’auto quoi que ce soit, résonance plus que les faits, ce qui d’eux s’induit en dedans, et ces pans de soi qu’on laisserait à l’abandon sans l’écriture ; pas tant faire trace que défricher
Ce n՚était donc que cela le silence d՚un qui s՚était tu et certitude que le silence n՚est pas la mort màªme si l՚inverse pourtant vrai pourquoi cette obsession d՚une dernière fois (...) -
vous n’aviez jamais su
26 septembre 2012, par M.B.vous n՚aviez jamais su... jusqu՚au bout... de toute faà§on n՚alliez jamais où vous auriez voulu avec les mots... pris à leur piège... au và´tre... repeigniez la vie en sombre... ce que vous saviez le mieux faire ensemble... mais dit de tendre... de respect ou de fierté... de soutien... langue étrangère disait Karine... difficile de parler langue non apprise... tu en sais quelque chose... mais s՚y essayer... bredouiller langue du soi... langue du dedans... à peine effleurée tu perds tes mots... c՚est (...)
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remonter le couloir
28 septembre 2012, par M.B.remonter le couloir... numéros des portes... entrebà¢illées corps qui disparaissent sous les draps... bout du couloir... doubles portes vitrées... lumière... continuer... c՚est décompte... trois chiffres une plaque vissée... peser sur la poignée... poussée légère... c՚est déjà s՚accorder au silence... dans la voiture déjà ... musique nausée... leurs corps le long du mur... ligne profils... ils ont pris le soin de s՚habiller... mains qu՚on serre... accolades... embrasser... tu l՚as à peine aperà§u en entrant... (...)
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je connais des maisons vides
26 avril 2012, par M.B.Je connais des maisons vides où marcher pièce à pièce, où remuer du silence et décrocher les miroirs.
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il dit
31 octobre 2013, par M.B.Reprise du texte écrit pour les vases communicants d’octobre 2013, initialement publié sur le site d’Anne-Charlotte Chéron. Convient bien pour une veille de Toussaint.
Mon père a peut-àªtre été surpris de me découvrir intact et bienveillant de l’autre cà´té de la table. Pierre Bergounioux, L’Orphelin
Il dit : « à‡a n’aurait pas été si long de suivre le fil, remonter méthodique jusqu’au point d’origine. » Il dit : « On n’a pas osé : trop de peur en nous. » Il dit : « Tellement de trucs qu’on n’a pas su... » Il (...) -
s’avanà§ant vers ta mère
10 décembre 2011, par M.B.s՚avanà§ant vers ta mère... elle debout près de la table... baiser déposé venait vers vous... sa démarche mal assurée... dos voà »té... gestes lents... grand corps raide qui se penchait vers vous... un à un vous embrassait... tassé de fatigue... pas le boulot leur faisait pas peur à ses gars !... ni les coups de rouge !... et puis la route... toujours lui au volant du J7... surtout qu’appartenait à la boîte... mine de rien presque deux heures pour y aller jusqu՚à Saint-Brévin... jusqu՚à la propriété de (...)
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granuleux du crépi sur la cloison
12 décembre 2011, par M.B.granuleux du crépi sur la cloison… plastique interrupteur… que la lumière soit !... néon hésite… se stabilise… poutre marronnasse… murs blancs… portes entr՚ouvertes… deux chiottes à la turc… sur la droite, un urinoir fixé au mur… inutile de s՚aventurer au-delà … pisser en respirant par la bouche… buée s՚en échappe... et celle qui remonte de l՚urinoir… mégot s՚agite sous le flux… au sol carrelage moucheté… le màªme autrefois chez tes parents… cuisine... jaune pà¢le moucheté de noir… éclats verts d՚une canette… (...)