non, tu ne cherchais pas tes mots, c՚était au silence qu՚allait toute ton attention, dans l՚entre-espace des mots convenus, des paroles qui s՚entassent, tassent, nivèlent et reviennent encore, et ce jusqu՚à complète disparition de ton propre visage, c՚était au silence, et tout ce qu՚il contenait de mots tus et de cris
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mots
Articles
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tu ne cherchais pas tes mots
12 mai 2012, par M.B. -
coltineur
12 avril 2012, par M.B.coltineur, tu disais à§a en souriant, toujours, parce que s՚apitoyer sur soi, pas à§a qui change grand chose, mais coltineur en attendant, du matin au soir et jusque la nuit des fois, quand te souvenir de tes ràªves, ce qu՚ils charriaient ceux-là qu՚il faut porter ensuite, porter au long du jour
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rouler tranquille
9 octobre 2012, par M.B.rouler tranquille... personne... longues lignes droites et courbes soudaines... lumière d՚hiver... aube baptismale... surgie d՚où ?... ces mots que tu portes... phrases bric à brac... no sun comin՚ through my window... plus circulé dans les livres que dans la vie... eux ta véritable route... ton grand-père parlait de ces gars qui s՚arràªtait dans les fermes... nuit passée dans la grange... tant qu՚ils fumaient pas... feel like I՚m livin՚ at the bottom of a grave... gamin marelle d՚une page l՚autre... (...)
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c’est (3)
27 septembre 2012, par M.B.c’est sortir de réunion à la nuit tombée, remonter le parking, bruit de la ventilation, s’attarder à regarder la bouche d’aération sous les toits, se dire que c’est par là qu’ils sortent tous les mots qu’on prononce, à longueur de jour, longueur de cours, pour aller où tu n’en sais rien, tu ne sais jamais ce qu’il devienne tes mots, qui les mà¢che et qui les crache, qui les rumine et qui les enterre, qui les happe qui les évite, à moins qu’ils deviennent compost, va savoir, mais ce serait bien à§a, engrais (...)
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sous les pavés de la place
21 février 2014, par M.B.Du choix des mots. Entendre et lire place Maïdan, autrement dit place de la place, et rarement place de l’indépendance — c’est du sens qu’on gomme, qu’on atténue, c’est diluer par approximations lexicales. Pourtant, à lire les noms successifs de la place, on comprend que les noms portent autant qu’ils sont portés : 1876, place du Parlement 1919, place soviétique 1935, place Kalinine (premier président du Soviet suprême) 1977, place de la Révolution d’Octobre (pour cause d’anniversaire) 1991, place de (...)
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journée grise
23 avril 2012, par M.B.journée grise - il faudrait peut-àªtre faire comme le chat, dormir dos à la fenàªtre - vent et pluie - arrose les plants de brocolis et salades repiqués hier - repousser séjour en bord de Vivonne - sentiment d’àªtre englué dans le présent - représentatif hier soir le bureau de vote, fait un tour avec les gosses au dépouillement - valeur travail et maintenant valeur patrie - on va où comme à§a - englué dans le présent, passé poisseux qui remonte - cynisme jusque dans l’emploi de populaire - certes n’avoir (...)
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vases communicants / Josée Marcotte #2
6 janvier 2012, par M.B.Vases communicants aujourd’hui avec Josée Marcotte qu’on peut lire sur L’Imachination. On peut notamment y suivre les tribulations maniacofictives de Marge qui ont déjà fait l’objet d’un ouvrage numérique chez publie.net. Ce vase constitue la poursuite de l’échange entamé en novembre sur le thème de la langue.
Mots
Penser aux mots. Penser aux petits et aux gros. Penser aux longs et aux courts. Penser au féminin et au masculin. Penser aux mots de l՚oreille gauche et aux mots de l՚oreille droite. Penser (...) -
jardin secret
27 mars 2015, par M.B.printemps à n’en pas douter :
les lèche-pivoines sont fleuries, les iris-de-nuit ne tarderont plus, de même les « murmures lactés » — il doit bien exister un nom plus scientifique, mais qu’importe —, en bourgeons les peines-du-jour, idem les « folles amandes », les croche-menus, et le sainfoin des morts, sans oublier les premières grappes du vol-au-Blandine -
des jours où pas les mots
27 janvier 2012, par M.B.il y a des jours où pas les mots, à quoi à§a tient, ou bien là où à§a rompt, ou ronge ou cogne, c’est de la nuit, c’est au ràªve, un pli du ràªve, un je ne sais quoi, c’est tà´t l՚œil qui veut rien, ni mot ni ciel, tu sens que tout en trop et rien qui vaille, c’est tout en vrac et vie qui grince, quand eux les mots leur don du monde, pas pour toi, pas là : c’est jour sans et puis bast !
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seuil
5 février 2013, par M.B.Quand s’ébranla le barrage de l’homme, aspiré par la faille géante de l’abandon du divin, des mots dans le lointain, des mots qui ne voulaient pas se perdre, tentèrent de résister à l’exorbitante poussée. Là se décida la dynastie de leur sens.
J’ai couru jusqu’à l’issue de cette nuit diluvienne. Planté dans le flageolant petit jour, ma ceinture pleine de saisons, je vous attends, à´ mes amis qui allez venir. Déjà je vous devine derrière la noirceur de l’horizon. Mon à¢tre ne trait pas de vœux pour vos maisons. (...)
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