tu dis : « Souvent je ferme les yeux, et puis j’attends : mais rien à faire, jamais d՚images, rien que des mots. »
tu dis : « Celui ou celle qui voudrait parler de ta vie, et c’est son gouffre que tu entends. »
tu dis : « Qu’ils les gardent leurs réponses : je n’ai rien demandé à personne, juste exigé de moi-màªme. »
tu dis : « Il faudrait deviner, à une intonation, quelque manière du corps, et s’enfuir avant les mots. »
tu dis : « Pas màªme demander le silence : seulement un peu de bienveillance. (...)
Accueil > Mots-clés > langage > mots
mots
Articles
-
tu dis (20)
30 septembre 2013, par M.B. -
seuil
5 février 2013, par M.B.Quand s’ébranla le barrage de l’homme, aspiré par la faille géante de l’abandon du divin, des mots dans le lointain, des mots qui ne voulaient pas se perdre, tentèrent de résister à l’exorbitante poussée. Là se décida la dynastie de leur sens.
J’ai couru jusqu’à l’issue de cette nuit diluvienne. Planté dans le flageolant petit jour, ma ceinture pleine de saisons, je vous attends, à´ mes amis qui allez venir. Déjà je vous devine derrière la noirceur de l’horizon. Mon à¢tre ne trait pas de vœux pour vos maisons. (...) -
journée grise
23 avril 2012, par M.B.journée grise - il faudrait peut-àªtre faire comme le chat, dormir dos à la fenàªtre - vent et pluie - arrose les plants de brocolis et salades repiqués hier - repousser séjour en bord de Vivonne - sentiment d’àªtre englué dans le présent - représentatif hier soir le bureau de vote, fait un tour avec les gosses au dépouillement - valeur travail et maintenant valeur patrie - on va où comme à§a - englué dans le présent, passé poisseux qui remonte - cynisme jusque dans l’emploi de populaire - certes n’avoir (...)
-
jardin secret
27 mars 2015, par M.B.printemps à n’en pas douter :
les lèche-pivoines sont fleuries, les iris-de-nuit ne tarderont plus, de même les « murmures lactés » — il doit bien exister un nom plus scientifique, mais qu’importe —, en bourgeons les peines-du-jour, idem les « folles amandes », les croche-menus, et le sainfoin des morts, sans oublier les premières grappes du vol-au-Blandine -
vases communicants / Josée Marcotte #2
6 janvier 2012, par M.B.Vases communicants aujourd’hui avec Josée Marcotte qu’on peut lire sur L’Imachination. On peut notamment y suivre les tribulations maniacofictives de Marge qui ont déjà fait l’objet d’un ouvrage numérique chez publie.net. Ce vase constitue la poursuite de l’échange entamé en novembre sur le thème de la langue.
Mots
Penser aux mots. Penser aux petits et aux gros. Penser aux longs et aux courts. Penser au féminin et au masculin. Penser aux mots de l՚oreille gauche et aux mots de l՚oreille droite. Penser (...) -
rouler tranquille
9 octobre 2012, par M.B.rouler tranquille... personne... longues lignes droites et courbes soudaines... lumière d՚hiver... aube baptismale... surgie d՚où ?... ces mots que tu portes... phrases bric à brac... no sun comin՚ through my window... plus circulé dans les livres que dans la vie... eux ta véritable route... ton grand-père parlait de ces gars qui s՚arràªtait dans les fermes... nuit passée dans la grange... tant qu՚ils fumaient pas... feel like I՚m livin՚ at the bottom of a grave... gamin marelle d՚une page l՚autre... (...)
-
vases communicants / Josée Marcotte
4 novembre 2011, par M.B.Vases communicants aujourd’hui avec Josée Marcotte. Grand plaisir à suivre non seulement les tribulations maniacofictives de Marge qui ont déjà fait l’objet d’un ouvrage numérique chez publie.net, mais aussi ses Mémoires d’outre-songe, blog sur lequel elle m’accueille aujourd’hui. Après lecture d’un de ses textes intitulé "le signifiant" qu’est venue l’idée de proposer à Josée d’écrire chacun de notre cà´té de l’Atlantique sur la langue, ce qui en elle nous lie au passé et aux territoires qu’on porte. Et (...)
-
des jours où pas les mots
27 janvier 2012, par M.B.il y a des jours où pas les mots, à quoi à§a tient, ou bien là où à§a rompt, ou ronge ou cogne, c’est de la nuit, c’est au ràªve, un pli du ràªve, un je ne sais quoi, c’est tà´t l՚œil qui veut rien, ni mot ni ciel, tu sens que tout en trop et rien qui vaille, c’est tout en vrac et vie qui grince, quand eux les mots leur don du monde, pas pour toi, pas là : c’est jour sans et puis bast !
-
sous les pavés de la place
21 février 2014, par M.B.Du choix des mots. Entendre et lire place Maïdan, autrement dit place de la place, et rarement place de l’indépendance — c’est du sens qu’on gomme, qu’on atténue, c’est diluer par approximations lexicales. Pourtant, à lire les noms successifs de la place, on comprend que les noms portent autant qu’ils sont portés : 1876, place du Parlement 1919, place soviétique 1935, place Kalinine (premier président du Soviet suprême) 1977, place de la Révolution d’Octobre (pour cause d’anniversaire) 1991, place de (...)
-
coltineur
12 avril 2012, par M.B.coltineur, tu disais à§a en souriant, toujours, parce que s՚apitoyer sur soi, pas à§a qui change grand chose, mais coltineur en attendant, du matin au soir et jusque la nuit des fois, quand te souvenir de tes ràªves, ce qu՚ils charriaient ceux-là qu՚il faut porter ensuite, porter au long du jour
0 | 10