l’écriture est le souvenir de leur mort et l’affirmation de ma vie
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Articles
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l’indicible n’est pas tapi dans l’écriture, il est ce qui l’a bien avant déclenchée
8 janvier 2016, par M.B. -
fragments
29 janvier 2013, par M.B.fragments, parce que brisure, déchirure, de sa vie n՚àªtre que fragmentier, fragment d՚éternité, fragment de souvenir, n՚àªtre que fragment de foule, kaléidoscope, fragments de verre où le réel hétéroclite, déposer où toutes les nuances que l՚on revàªt, ni l՚addition ni l՚assemblage de fragments, n՚àªtre que fragmentation
texte publié il y a quelques années sur le blog et qui, à la différence de pas mal d’autres, semble encore (...) -
en lisant Zola #1
10 septembre 2014, par M.B.Zola parlait de curée ; aujourd’hui, c’est de dépeçage qu’il faudrait parler/écrire. Chez Zola, les loups sont autant financiers, politiques qu’alcooliques. Cette image qu’on donne des Rougon-Macquart à l’école, dans les manuels, à petits coups d’extraits bien limités : misère, alcoolisme, pauvreté, déchéance, quand il est aussi question de fortunes bâties par tous ceux qui détestent l’idée même de République. Ce que cache ce dégoût si souvent affiché pour Zola. Le personnage du vieux dans La faute de l’abbé (...)
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contes, nouvelles | comment à§a s’écrit
6 juillet 2015, par M.B.mise à jour progressive ; toutes suggestions d’extraits bienvenues !...
Julio Cortazar | Stephen King | Georges Simenon | Julio Cortazar | Raymond Chandler | Philip K.Dick
Et la seule manière de réussir cette séquestration momentanée du lecteur, c’est par le biais d’un style fondé sur l’intensité et sur la tension, un style où tous les éléments de forme et d’expression s’ajustent sans la moindre concession à la nature du sujet, lui donnent sa forme visuelle et auditive la plus pénétrante et originale, le (...) -
tu dis (23)
10 octobre 2013, par M.B.tu dis : « Toujours se méfier de la mémoire des doigts ; autant sur le manche que sur le clavier. »
tu dis : « Ne crois pas que tu écrives seul : les morts qui t’accompagnent. »
tu dis : « Eux qui te proposent leurs grilles. »
tu dis : « Eux qui ralentissent. Qui accentuent. Qui accélèrent. »
tu dis : « Le premier mode que tu apprends, si tu savais avant... »
tu dis : « Idem pour le premier livre : inachevé, toujours en embuscade. (...) -
s’être levé tôt avec l’intention d’écrire
16 septembre 2016, par M.B.s’être levé tôt avec l’intention d’écrire, avoir devant soi la matinée, s’installer au bureau, ouvrir les fichiers de chantiers en cours, relire, corriger quelques détails, ressentir une insatisfaction sans démêler si elle tient à ce qu’on a lu, à la perception qu’on en a eue, au jugement porté, ou à la fatigue générée par la reprise du travail au lycée, le creusement laissé par l’énergie déployée, sans compter la rage devant ce temps gâché, cette matinée qu’on devine inaccomplie, incomplète, qu’on tente de (...)
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tu dis (26)
18 novembre 2013, par M.B.tu dis : « Nommer, j’ai cru un temps que c’était possible. »
tu dis : « Rien de définitif là -dedans : t’obtiens un peu de précision, et déjà c’est autre chose qu’il faudrait pouvoir discerner. »
tu dis : « Rien que du mouvant, à ton image. »
tu dis : « Du mouvant, et de l’incertain aussi. »
tu dis : « Au moins la tension du dedans aura trouvé de quoi se tourner vers. »
lire la série dans son intégralité : 1 (...) -
ce livre est vivant
7 septembre 2013, par M.B.Ce livre est vivant. Il répugne à se laisser consulter. Il faut àªtre plus fort que lui pour lui arracher ses secrets.
Tant qu’on ne l’a pas dompté, on n’y voit que du rouge. Les caractères noirs ne se montrent que lorsqu’on les y a contraints, en rossant le livre, comme un cheval rétif. On est obligé de se battre avec lui, et la lutte dure parfois des heures entières. On en sort baigné de sueur.
Anatole Le Braz, Légende de la mort en (...) -
carnet d’itinérant 2
8 août 2011, par M.B.11 ‎juillet ‎2011
Montjean-Ancenis
ville sur coteau, l’église qui la domine ; son seul intéràªt : prendre la lumière soir et matin, pierre blanche ; ruines d’un chà¢teau, l’église qui vient prendre place ; un pays de crucifix
descendre depuis le haut de la butte, jardins entourés de murs, fruitiers, fleurs, pelouses, malheureusement les taches bleues des piscines, ronds mous qui ne demandent qu’à s’enfoncer dans le sol ; descendre de place en place
passé par Saint-Florent-le-Vieil ; route de la (...) -
ou de tenir sa langue à jamais
22 novembre 2012, par M.B.MISE EN PLACE — L’objet est placé devant l’esprit, soit dans la réalité, comme dans l’esquisse (devant un paysage ou une tasse de thé ou un vieux visage), soit dans la mémoire où il devient l’esquisse faite de mémoire d’une image-objet déterminée. PROCà‰DURE — Le temps étant d’une importance essentielle pour la pureté de la parole, langue d’esquisse est un flux ininterrompu depuis l’esprit des idées-mots personnels et secrets soufflant (comme un musicien de jazz) sur le sujet de l’image. Mà‰THODE — Pas de points (...)