Al de Castro et moi, on était accroupis dans un petit trou d’obus, excités, à regarder les artilleurs allemands en train de détruire Marigny. Un chien choqué par les explosions d’obus était recroquevillé contre le lavoir public. Il avait la queue repliée entre les pattes et les les poils du dos hérissés et raides. Ses yeux pleuraient et sa gueule bavait. De temps en temps, il se mettait à vriller sur lui-même et à se mordre la queue ; et puis il s’arrêtait, exténué, et il cherchait à happer l’air (...)
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