bienvenue dans l’atelier
se rendre dans un restaurant depuis longtemps fréquenté, près de vingt ans, dans ce quartier où s’est nouée la rencontre de celle avec qui depuis tu partages ta vie — chaque fois passer devant l’ancien appartement, ses volets gris, clos — depuis combien de temps as-tu cessé de jeter un œil au nom sur la sonnette ? —, ce lieu dans lequel tu rêves encore[...]
un accident de voiture, un mort, un messager, une femme mariée, un mari qui digère
J’envisage toujours ma mort comme un possible. Multiplie les scénarios. Combien d’autres encore à venir ?
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la Loire, une mère, des souvenirs et la mort
Son visage me disait quelque chose. Moi qui suis si peu physionomiste. Une impression d’ensemble. Et son regard peut-àªtre. Comme si lui aussi m’avait reconnu.
la province et ses automates, des fenàªtres, un vide retentissant, des domestiques noirs, le lac de Genève, un fusil de chasse
Je me souviens de ces blues où s’allonger équivaut à renoncer, et à soi et au monde.
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assis sur le siège passager, rouler la nuit sur l’autoroute, emporté de temps en temps par le sommeil, flashs d’une minute d’après l’horloge, ouvrir les yeux sur l’espace éclairé par les phares, structuré de lignes blanches, tout paraît soudain si net que ressentir un apaisement, parce que la solitude, le dessin lisible sans effort du monde autour,[...]
Tellement de nuits passées à fouiller la marmite de mon ventre.
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Pourtant, et quelle que soit l’importance objective, c’est-à -dire les conséquences mal prévisibles de ce qui se passe aujourd’hui, ce sont les aînés du siècle dernier qui firent l’expérience la plus violente de la modernité.