Aujourd’hui, vases communicants avec Lucien Suel (qui n’a pas encore lu Blanche étincelle ?). Point de départ donné pour l’écriture : la route.
Maumau monologue à vélo
Sur la route à la brune entre Haverskerque et Guarbecque. Traverse des effilochures de brume respiration du marais. Mains serrées autour des poignées de plastique bleu pétrole. De la force des mollets le cerveau transmet aux pédales pédalier chaîne dents de la roue libre moyeu jante et pneu.
Le caoutchouc frottefrotte la molette crantée (...)
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poésie
Articles
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vases communicants / Lucien Suel
29 décembre 2013, par M.B. -
vases communicants / Eric Dubois
3 janvier 2014, par M.B.Aujourd’hui, vases communicants avec à‰ric Dubois sur le thème du départ. On peut suivre l’écriture d’à‰ric via son blog et son travail de découvreur de poésie via la revue en ligne Le Capital des mots.
Tu retiens le geste le nom
Je t’appelle te comprends t’abandonne
L’adjectif l’adverbe le pronom
Nous formons une grammaire sans règles
Pas de poncif pas de déjà vu pas de déjà
La main le regard les pas
Quelle danse au bord du gouffre
Un détail un oubli une présence
Prisonniers des mots des (...) -
la route par les sentiers
13 février 2013, par M.B.Les sentiers, les entailles qui longent invisiblement la route, sont notre unique route, à nous qui parlons pour vivre, qui dormons, sans nous engourdir, sur le cà´té.
René Char, Commune présence -
ce mystère sourd-muet
3 février 2012, par M.B.Je sais tout ce qui fut, tout ce qui sera,
Je connais ce mystère sourd-muet
Que dans la langue menteuse et noire
Des humains — on appelle la vie.
Marina Tsvétaà¯éva, Le ciel brà »le -
avancer en silence
8 mars 2013, par M.B.avancer en silence, ce n’était peut-àªtre pas trop demander
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seuil
5 février 2013, par M.B.Quand s’ébranla le barrage de l’homme, aspiré par la faille géante de l’abandon du divin, des mots dans le lointain, des mots qui ne voulaient pas se perdre, tentèrent de résister à l’exorbitante poussée. Là se décida la dynastie de leur sens.
J’ai couru jusqu’à l’issue de cette nuit diluvienne. Planté dans le flageolant petit jour, ma ceinture pleine de saisons, je vous attends, à´ mes amis qui allez venir. Déjà je vous devine derrière la noirceur de l’horizon. Mon à¢tre ne trait pas de vœux pour vos maisons. (...)