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	<title>Michel Brosseau | &#224; chat perch&#233;</title>
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		<title>accident</title>
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&lt;p&gt;C'&#233;tait sans doute un pneu qui avait &#233;clat&#233;. Ou un de ces micro sommeils. Tout &#233;tait all&#233; si vite. La bagnole partie en sucette sans pr&#233;venir. Je me souviens du bruit de t&#244;le contre la glissi&#232;re de s&#233;curit&#233;. Une chance que &#231;a se soit pass&#233; de nuit. La voiture en contresens sur la voie de gauche. Pas pour rien qu'on l'appelait l'autoroute du d&#233;sert. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais sans doute &#233;t&#233; un peu sonn&#233; par le choc. Quand je suis revenu &#224; moi, j'avais le front appuy&#233; contre le volant. Je suis sorti en panique. Si jamais une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait sans doute un pneu qui avait &#233;clat&#233;. Ou un de ces micro sommeils. Tout &#233;tait all&#233; si vite. La bagnole partie en sucette sans pr&#233;venir. Je me souviens du bruit de t&#244;le contre la glissi&#232;re de s&#233;curit&#233;. Une chance que &#231;a se soit pass&#233; de nuit. La voiture en contresens sur la voie de gauche. Pas pour rien qu'on l'appelait l'autoroute du d&#233;sert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais sans doute &#233;t&#233; un peu sonn&#233; par le choc. Quand je suis revenu &#224; moi, j'avais le front appuy&#233; contre le volant. Je suis sorti en panique. Si jamais une voiture s'amenait et&#8230; Il fallait faire vite. Pr&#233;venir les secours. J'ai sorti mon portable de la poche int&#233;rieure de ma veste. Plus de batterie. Je croyais pourtant l'avoir charg&#233; il y a peu. Mais c'est vrai qu'il commen&#231;ait &#224; avoir de l'&#226;ge&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souvenais avoir crois&#233; une aire avec station-service peu avant l'accident. En marchant vite. Et de l'autre c&#244;t&#233; de la glissi&#232;re. Pas bien longue l'esp&#233;rance de vie d'un pi&#233;ton en bordure d'autoroute. J'avais lu quelque part qu'au bout d'une dizaine de minutes, au mieux&#8230; Ce serait trop con. Apr&#232;s avoir r&#233;chapp&#233; &#224; l'accident, se faire faucher sur la bande d'arr&#234;t d'urgence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai march&#233; du plus vite que je pouvais pendant une petite demi-heure. De quoi parcourir les deux kilom&#232;tres qui me s&#233;paraient de l'aire de service. Il y avait une borne d'appel sur le parking. J'ai appel&#233;. Personne n'avait encore signal&#233; l'accident. Ce qui ne m'a gu&#232;re &#233;tonn&#233;. Je n'avais crois&#233; aucun v&#233;hicule pendant que je marchais. On m'a dit que la gendarmerie allait venir s&#233;curiser les lieux. Qu'on envoyait une d&#233;panneuse. Et que surtout je ne bouge pas de l&#224; o&#249; j'&#233;tais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu envie d'un caf&#233;. De boire un truc chaud pour me remettre de mes &#233;motions. Dans le magasin de la station-service, quelques routiers. Le visage p&#226;le de fatigue et d'ennui. Et un jeune type derri&#232;re sa caisse qui regardait des vid&#233;os sur son t&#233;l&#233;phone. J'ai pens&#233; que je pourrais recharger le mien. Il suffirait que j'ach&#232;te un chargeur. Ils avaient s&#251;rement &#231;a dans le magasin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis dirig&#233; vers la machine &#224; caf&#233;. J'ai command&#233; un double expresso en tapotant sur l'&#233;cran. Mais au moment de payer, impossible de retrouver ma carte bleue. Je l'avais sans doute gliss&#233;e dans le vide-poche de la porti&#232;re avec le ticket d'entr&#233;e. Comme je faisais souvent pour ne pas perdre de temps au p&#233;age. Heureusement, j'avais un peu de monnaie dans une poche de mon jean. Ils ne s'emb&#234;taient pas sur l'autoroute du d&#233;sert. Quasi du racket ! Quatre balles le caf&#233;&#8230; Certes, ils devaient avoir peu de clients, mais de l&#224; &#224; appliquer des tarifs prohibitifs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai cherch&#233; en vain une quelconque fente o&#249; glisser mes pi&#232;ces. Pas d'autre moyen de paiement que la carte. Jamais je n'aurais pens&#233; qu'on soit si friand de technologie dans pareil trou du cul du monde ! L'abandon de l'argent liquide, on en parlait depuis quelque temps, mais tout le monde s'accordait &#224; dire que c'&#233;tait pas pour demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai d&#251; prendre mon mal en patience, en feuilletant quelques-uns des ouvrages qui s'&#233;talaient sur un pr&#233;sentoir.Quelques livres de recettes. D'autres sur les camions. La faune africaine. Rien de bien passionnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai fini par apercevoir une voiture de gendarmerie derri&#232;re la vitrine. Je suis all&#233; au devant des pandores. Qui dans un premier temps m'ont conduit &#224; la gendarmerie pour remplir quelques paperasses. Puis chez le d&#233;panneur qui avait pris en charge ma voiture, afin que je puisse r&#233;cup&#233;rer mes effets personnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma carte bleue se trouvait bien dans le vide-poche. Pendant que je sortais ma valise du coffre, le d&#233;panneur s'est approch&#233;. Il a commenc&#233; &#224; me parler des experts automobiles et des assureurs. Affirmant qu'il n'y avait pas pire mafia. Qu'ils envoyaient &#224; la casse des voitures qui souvent ne demandaient qu'&#224; rouler. Qu'avec du temps et de l'huile de coude, on faisait parfois des miracles. Que ma Citro&#235;n C3, par exemple, une fois refait le train avant, elle serait presque comme neuve. Et que si j'&#233;tais d'accord, il me l'ach&#232;terait bien pour quelques centaines d'euros. Que de toute fa&#231;on, j'y serais gagnant, plut&#244;t que de l'envoyer &#224; la casse. Avant d'ajouter que lui, les v&#233;hicules anciens, il adorait &#231;a. Qu'il en faisait m&#234;me un peu collection.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;autre d&#233;rive fantastique autorouti&#232;re : &lt;a href='https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?article686' class='spip_in'&gt;on the highway&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>vases communicants | Anh Mat</title>
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		<dc:subject>&#233;crire en ligne</dc:subject>
		<dc:subject>vases communicants</dc:subject>
		<dc:subject>nuit</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;vases communicants avec Anh Mat&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;vases communicants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;nuit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;Aujourd'hui, &#233;change avec Anh Mat dont on peut suivre le travail d'&#233;criture sur son blog, &lt;a href=&#034;http://lesnuitsechouees.blogspot.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Les nuits &#233;chou&#233;es&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, mais aussi sur &lt;a href=&#034;http://nerval.fr/spip.php?article27&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nerval.fr.&lt;/a&gt;. Aucune contrainte d'&#233;criture impos&#233;e, sinon d'aller respirer ce qui s'&#233;crit chez chacun. J'ai re&#224;&#167;u le texte qui suit, &#233;crit pendant une nuit d'insomnie, dans la force d'un premier jet, la dynamique d'une &#233;criture qui va au devant d'elle m&#224;&#170;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
De mon c&#224;&#180;t&#233;, je suis parti d'un &#233;pisode d'&lt;a href=&#034;http://lesnuitsechouees.blogspot.fr/2014/01/162.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;une s&#233;rie qu'&#233;crit Anh Mat &#8212; avec pour th&#232;me central un manuscrit &#233;crit par un certain Monsieur M.&lt;/a&gt; &#8212; et ai tent&#233; de mettre en place &lt;a href=&#034;http://lesnuitsechouees.blogspot.fr/2014/02/experience.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;une fiction se d&#233;ployant sur et par le web&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Merci &#224; &lt;a href=&#034;http://brigetoun.blogspot.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Brigitte C&#233;l&#233;rier&lt;/a&gt; pour &lt;a href=&#034;http://rendezvousdesvases.blogspot.fr/2014/01/liste-des-vases-communicants-en-fevrier.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le recensement des participants du mois&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'insomnie &#233;puis&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette nuit j'ai perdu la voix, puis-je dire encore que je parle ou est-ce cela, ce qu'on appelle commun&#233;ment brasser du vent, vent qui souffle sur ma langue, ma diction, soulevant des lettres, butant sur des mots comme un hoquet attrap&#233;e &#224; perp&#233;tuit&#233; ne cessant plus de se r&#233;p.... r&#233;p&#233;... p&#233;ter... de se r&#233;t&#233;p&#233;... de se r&#233;p&#233;ter comme un p&#233;... p&#233;p&#233;rop&#233;... p&#233;qu&#233;rot... p&#233;perroquet ! Mais quelle honte, quel mauvais go&#224; &#187;t d'aller se moquer d'un b&#232;gue, qui plus est muet et manchot, qui donc b&#233;gaye du bras, s'&#233;puisant ainsi &#224; parler le langage des signes dans l'espoir vain de se faire comprendre un jour, ne serait-ce qu'&#224; moiti&#233; ! Mais quelle id&#233;e ! Quelle id&#233;e j'ai eu aussi de vouloir parler ! Et si je suis en train d'&#233;voquer cet improbable b&#232;gue mutil&#233; de la voix &#224; qui il ne reste que le bras droit, ce n'est pas pour caricaturer mon impossibilit&#233; &#224; m'exprimer ni m&#224;&#170;me pour le curieux plaisir de dresser le saugrenu portrait d'un infirme sur lequel la nature s'acharne, non ! Mais pour noyer le poisson comme ils disent, &#224; croire qu'en bavardant de la sorte je cherche &#224; garder un secret, un secret insens&#233;, embarrassant, humiliant, ridicule, minuscule, un secret qui depuis le temps ne cesse de me pointer du doigt devant le tableau noir faisant de moi la ris&#233;e de bourreaux hilares d&#233;guis&#233;s en &#233;coliers, d&#233;cid&#233;ment il faut bien l'avouer, l'&#233;cole est devenu infr&#233;quentable, les fautes d'orthographes y donnent la fess&#233;e, les &#233;l&#232;ves s&#1370;y entretuent &#224; force de s'entretenir, de se d&#233;noncer, de jouer au docteur jusqu'&#224; la faute professionnelle, &#224; la guerre dans ses moindres atrocit&#233;s ou encore &#224; la poup&#233;e qui la pauvre finira d&#233;capit&#233;e avant l'heure du go&#224; &#187;ter... Bref, c'est en apprenant sous le pr&#233;au la cruaut&#233; lors d'un &#233;ni&#232;me acte ou v&#233;rit&#233; que je cherche &#224; la r&#233;cr&#233; un marronnier assez charitable pour me tendre une branche &#224; laquelle me pendre... &#224;&#8240;coute j'ai une question, une question &#224; laquelle je ne peux r&#233;pondre que dans le silence d'une autre question, je n'ai plus de voix et alors ? Il me reste encore sur la langue la bave, le venin &#233;jacul&#233; du gland, les aphtes, le pus et cette lave blanche qui pue le sang ! Si mon haleine est grasse, si je braille de tous les pores, c'est juste que j'ai encore un travers de porc en travers de la gorge et j'ai beau la racler comme en qu&#224;&#170;te d'un &#233;norme mollard, je ne crache jamais le morceau, je pr&#233;f&#232;re le ravaler, je ne dis rien, je m'abstiens, je remets &#224; plus tard, je n'ose pas, disons plut&#224;&#180;t que je m'arrange pour ne pas avoir &#224; oser, je me cherche encore des excuses mais je sais qu'un jour il va falloir prendre mon courage &#224; deux mains et lui dire que je vais la quitter, parce-que je ne l'aime pas, elle si, c'est s&#224; &#187;r, elle m'aime et quand je vais lui dire que je m'en vais elle va pleurer, c'est surtout &#224;&#167;a que je redoute parce-que de mon c&#224;&#180;t&#233; je ne pleurerai pas, je ne l'ai jamais aim&#233;e, je ne te le cache pas au d&#233;but, ce sera bizarre mais apr&#232;s je m'y ferai... Attends ! Tu vas trop vite. Je ne te suis plus ! De qui parles-tu &#224; pr&#233;sent ? De ton premier amour rat&#233; ? C'est pas que &#224;&#167;a ne me m&#1370;int&#233;resse pas, disons que je ne suis pas concern&#233; alors toute cette intimit&#233; que tu d&#233;balles, tout &#224; coup, ici, comme &#224;&#167;a, comme un p&#233;nis quand on va pisser, &#224;&#167;a me g&#232;ne un peu, et puis si tu continues, tel que je te connais tu vas te mettre &#224; remonter le temps pendant des heures, peut-&#224;&#170;tre m&#224;&#170;me jusqu'aux premi&#232;res ann&#233;es, quand tu su&#224;&#167;ais ton pouce vulgairement, que tu hurlais &#224; la mort pour que te berce maman avant de te coucher tu te rappelles de cette peur quand tu disais laisse ouvert j'ai peur quand la porte est ferm&#233;e, une fois dans le noir d'une nuit &#224; trembler &#224; chaque mouvement d'ombre donnant naissance &#224; un monstre qui affam&#233; attendait impatiemment que tu t'endormes avant de venir te rogner jusqu'&#224; la pomme d&#1370;Adam, cette myst&#233;rieuse pomme coinc&#233;e dans les gorges dont on t'avait un jour vaguement &#233;voqu&#233; l'existence &#224; l'&#233;cole et dont tu ne savais rien, si ce n'est ce que tu en imaginais.. Jusqu'&#224; cette heure, cinq heures et des poussi&#232;res du matin, o&#249; cette pomme appara&#238;t alors m&#224;&#170;me que ma voix change de ton, mes r&#224;&#170;ves ne sont d&#233;sormais plus habit&#233;s par des monstres mais par une femme nue offerte et pr&#224;&#170;te &#224; faire jouir ma conscience morte. L'air h&#233;b&#233;t&#233; je me r&#233;veille au petit matin, le pyjama t&#224;&#162;ch&#233;, restant muet dans le doute que tout reste &#224; dire... alors je cherche un endroit, un espace o&#249; formuler des phrases, m&#224;&#170;me ci celles-ci non ni queue ni t&#224;&#170;te, et tant pis si celles-l&#224; sont sans histoire parce que les histoires c'est toujours beaucoup de bruit pour rien, c'est vrai, c'est fatiguant, &#224;&#167;a n'en finit plus, plut&#224;&#180;t ne rien comprendre que de me raconter des histoires, alors je parle, je parle pour parler, je parle mais j'ai perdu la voix, est-ce cela ce qu'on appelle commun&#233;ment brasser du vent ? Ces mots-l&#224; sortent d'o&#249;, de quelle bouche, dites-moi vous, quel est le son de leur voix ? Ils n'en ont pas n'est-ce pas ? C'est bien ce que je disais, je parle, je dis, je crie des mots que vous n'entendez pas, et m&#224;&#170;me si un jour malgr&#233; leur mutisme vous les compreniez, d'une fa&#224;&#167;on ou d'une autre, et bien sachez que je n'attendrais m&#224;&#170;me pas une r&#233;ponse de votre part, pas m&#224;&#170;me une &#233;coute attentive, tout au plus une oreille distraite, occup&#233;e &#224; &#233;couter autre chose, perturb&#233;e par le vacarme alentour, et puis, apr&#232;s tout, vous auriez bien raison, pourquoi m'&#233;couteriez-vous avec attention ? Peut-&#224;&#170;tre que vous n'&#224;&#170;tes pas concern&#233; ? En effet, &#224; qui ces mots s'adressent-ils ? &#224;&#8364; quelles oreilles ? Je parle &#224; qui ? Qui parle ? T'es qui ? Et vous, qui &#224;&#170;tes-vous ? Cette nuit n&#1370;en finira donc jamais ! Piti&#233; ! Qu'elle se termine ! Que le jour oublie de se lever, pour une fois, lui qui est toujours &#224; l'heure, dites-lui de prendre un jour de cong&#233;, que la nuit continue, que l&#1370;obscurit&#233; m'accompagne, que je m'allonge encore un peu, ici, dans le lit d'une insomnie &#233;puis&#233;e, d'ailleurs depuis combien de temps ne me suis-je pas endormi ? &#224;&#8225;a se compte en seconde ou en minute, en heure ou en ann&#233;e ? Combien de sommeils ne sont pas venus ? Combien m'a-t-il fallu de nuits blanches pour apprendre &#224; m'ennuyer ? Apr&#232;s tout, que faire d'autre en attendant le soleil, il ne reste plus que &#224;&#167;a, s'ennuyer, avec la passion de rouler ses crottes de nez, de tomber au hasard de la pens&#233;e sur un peu de m&#233;moire, quelques bribes, ici et l&#224; , d'un souvenir devenu avec le temps un charabia, alors comment d&#233;sormais se souvenir sans ne pas perdre le fil, autant chercher l'aiguille de son horloge dans une botte de foin, n'est-ce pas ? Un souvenir, &#224; pr&#233;sent, peu importe lequel, comment le justifier ? Comment le situer dans le temps ? C'&#233;tait quand ? C'&#233;tait o&#249; ? &#224;&#8364; quelle heure ? Quel jour ? En quelle ann&#233;e ? C'est vrai, aidez-moi ! ! Donnez-moi au moins le mill&#233;sime ! Le cru &#233;tait-il si mauvais ? Le lait avait-il mal-tourn&#233; alors que je le t&#233;tais &#224; grandes gorg&#233;es jusqu'&#224; ce que mon haleine sente les pieds, jusqu'&#224; que j'ouvre la bouche pour marcher, voil&#224; l'id&#233;e, prononcer un mot pour faire un pas, &#233;trangement avancer, nulle part mais avancer... Voil&#224; mon premier pas, je marche pour la premi&#232;re fois et je me demande quel &#224;&#162;ge j'ai, peut-on encore parler d'&#224;&#162;ge l&#224; o&#249; j'en suis, l&#224; o&#249; j'en &#233;tais ? Dites-moi, vous qui vous souvenez, vous souvenez-vous de moi ? R&#233;pondez-donc ! Vous ne m'entendez plus c'est &#224;&#167;a ? Et toi, o&#249; es-tu pass&#233; ? Tu as peur de r&#233;pondre ? Ne vas pas te cacher, &#224; cache &#224; cache je perds &#224; chaque fois alors reste l&#224; et &#233;coute s'il te pla&#238;t ! Toi ! Vous ! &#224;&#8240;coutez ! Chassez d'un geste de la main cette mauvaise haleine qui vous remonte dans le nez, c'est la mienne je sais, d&#233;cid&#233;ment je pue du bec c'est un fait, le manque de toilette, les dents, je ne me les suis pas bross&#233;es depuis un bon moment, j'avoue que je me laisse aller ces derniers temps, la fatigue, la paresse surtout, et puis cet &#224; quoi bon qui semble soumettre ma volont&#233; comme bon lui semble, alors je m'excuse encore si l'air que j'expire sent le suicide, mais je n'attendais pas de visite en cette nuit et puis vous qui &#224;&#170;tes venu, j'ai l'impression que vous pouvez vous accommoder du relent f&#233;tide de ma gueule ouverte, l'odeur n'a pas l'air de vous d&#233;ranger, vous devez &#224;&#170;tre un habitu&#233;, on doit bien se conna&#238;tre vous et moi, contre vents et mar&#233;es vaillamment vous ne me l&#224;&#162;chez pas, depuis toujours vous m'accompagnez d'une voix fid&#232;le, une voix qui toujours esp&#232;re, qui jamais ne se d&#233;courage, une voix dans ma t&#224;&#170;te que je ne reconnais m&#224;&#170;me plus, qui se m&#233;lange avec ces autres voix se relayant, tour &#224; tour, &#224; mon chevet, vous devez &#224;&#170;tre tr&#232;s proche de moi, un ami sinc&#232;re, un ennemi venu faire la paix, non, vous devez &#224;&#170;tre de la famille, plus qu'un oncle ou un cousin &#233;loign&#233; qu'on ne rencontre qu'une fois par an pour les f&#224;&#170;tes, mais une s&#339;ur ou un fr&#232;re, un p&#232;re ou une m&#232;re, je ne vois pas tr&#232;s bien de l&#224; o&#249; vous &#224;&#170;tes, je devine &#224; peine votre silhouette, vous &#224;&#170;tes loin, &#224;&#170;tes- vous au moins encore vivants ? Mais j'y pense, vous pourriez tout aussi &#224;&#170;tre l'un de mes enfants si et seulement si j'avais un jour commis le crime d'en faire un bien s&#224; &#187;r alors d&#238;tes-moi, vous qui savez tout, en ai-je eu des enfants ? Ai-je seulement os&#233; ? En ai-je eu ? R&#233;pondez-moi ! Ils sont comment ? Un peu idiots n'est-ce pas ? Je ne les aurais pas r&#233;ussis alors ? &#224;&#8225;a ne m'&#233;tonnerait pas, je suis toujours all&#233; d'&#233;chec en &#233;chec, vous pouvez finalement &#224;&#170;tre n'importe qui, c'est s&#224; &#187;r qu'entre nous &#224;&#167;a n'a pas march&#233;, que vous soyez mon fils ou ma fille, quel que soit le sexe de l'enfant, et puis de toute fa&#224;&#167;on l&#224; o&#249; j'en suis, le sexe n'est plus si important, c'est vrai, bander ou mouiller quelle diff&#233;rence, que ce soit l'un ou l'autre, je ne le peux plus et ce depuis bien longtemps, alors que me reste-t-il si ce n'est ce corps lourd et encombrant qui s'obstine et qui pourtant ne r&#233;pond plus &#224; grand-chose, pas m&#224;&#170;me &#224; une caresse, il faut le dire, ce corps ne me sert presque plus &#224; rien, tout juste &#224; me border l'&#224;&#162;me bien plus qu'il ne le faudrait, c'est trop serr&#233;, j'&#233;touffe, je suis trop &#224; l'&#233;troit, qu'on m'enl&#232;ve cette peau, qu'on m'enl&#232;ve ce drap, je n'ai pas si froid vous savez, ouvrez la fen&#224;&#170;tre si c'est bien l'&#233;t&#233; que je devine, vous savez bien que j'ai toujours aim&#233; dormir nu dans notre chambre, la fen&#224;&#170;tre grande ouverte, comme offert &#224; la nuit &#233;toil&#233;e, &#224;&#167;a je m'en souviens bien, de la sensation de moiteur qui s'att&#233;nuait &#224; coup de brise douce et chaude, le courant d'air de l'&#233;t&#233; sur mon corps transpirant et le grand fr&#224;&#170;ne, ce vieux fr&#224;&#170;ne qui avait vu passer des si&#232;cles, au pied duquel j'avais enterr&#233; le l&#233;zard que j'avais crev&#233; la veille, que j'avais par curiosit&#233; d&#233;pec&#233;, d&#233;couvrant sous sa peau une chair blanche et translucide, et puis quelqu'un qui me dit en passant :&#171; quand tu en auras fini avec ce l&#233;zard, va te laver les mains ! &#187; Je m'en souviens encore, comme quoi c'est rest&#233;, mais pourquoi m'avait-on ordonn&#233; cela, &#233;tait-ce juste une question d'hygi&#232;ne ou bien me demandait-on de me laver les mains de tout soup&#224;&#167;on... et puis... et puis cette impression que ce souvenir ne m&#1370;appartient plus, je fais fausse route, peut-&#224;&#170;tre qu'il appartient &#224; quelqu'un d'autre, aurais-je vol&#233; la m&#233;moire de quelqu&#1370;un ? Excusez-moi qui que vous soyez, s'il s'agit l&#224; d'un de vos souvenirs intimes, je vous le rends sur le champ, je n'ai pas voulu vous d&#233;trousser de votre pass&#233;, ne vous m&#233;prenez pas, je ne suis ni pickpocket ni cleptomane, c'est juste que je suis en ce moment un peu perdu et que j'ai besoin de saisir ce qui traverse ma t&#224;&#170;te comme une balle de pistolet, qu'il s&#1370;agisse l&#224; du souvenir d'un autre ou d'une mouche qui ne fait que passer, qu'importe, j'ai juste besoin de m'accrocher &#224; quelque chose pour respirer, &#224; vrai dire, regarde, regardez, mon regard n'est d&#233;j&#224; plus qu'un regard dans le vide, je n'ai plus go&#224; &#187;t &#224; rien, je ne sens plus rien, pas m&#224;&#170;me quand je me fais dessus, pas m&#224;&#170;me quand un rare proche me prend la main, je ne m'en rends m&#224;&#170;me pas compte, mon corps n'est plus qu'une pierre, et les pierres n'ont pas encore appris &#224; parler, alors que reste-t-il &#224; dire ? Sur quel mot vais- je encore buter ? Vous voyez bien que je m&#1370;essouffle pour rien, que je fatigue, que je baille et manque de m'&#233;touffer sur le peu de nuit qu'il me reste, que dis-je, la nuit est d&#233;j&#224; pass&#233;e, il a fait jour d'un seul coup quand la fen&#224;&#170;tre a claqu&#233;, &#224; cause du vent, oui, il y a du vent ce matin, un vent de fou, vous aimez &#224;&#167;a vous, le temps venteux ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://rendezvousdesvases.blogspot.fr/2014/01/liste-des-vases-communicants-en-fevrier.html" class="spip_out"&gt;la liste des vases pour f&#233;vrier 2014&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>vases communicants | jean-marc undriener</title>
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		<dc:date>2013-12-27T10:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>vases communicants</dc:subject>
		<dc:subject>nuit</dc:subject>

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&lt;p&gt;dans la nuit quand &#224;&#167;a respire mal, qu'on se bat pour sombrer, s'enfoncer dans ce noir lourd dur qu'on cherche &#224; cris : se perdre dedans, quand elle nous a &#224; l'usure cette nuit &amp; que sur le corps elle p&#232;se un homme mort, dans la nuit oui quand on se fracture &#224; bouger comme dans sa cage la b&#224;&#170;te bonne qu'&#224; &#224;&#167;a : tourner &amp; se retourner sans quitter les bords &#8211; &amp; qu'on d&#233;rive le long des marges, qu'on triture les draps &amp; froisse dedans la t&#224;&#170;te, que la poitrine dans son mouvement de haut bas (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;dans la nuit quand &#224;&#167;a respire mal, qu'on se bat pour sombrer, s'enfoncer dans ce noir lourd dur qu'on cherche &#224; cris : se perdre dedans, quand elle nous a &#224; l'usure cette nuit &amp; que sur le corps elle p&#232;se un homme mort, dans la nuit oui quand on se fracture &#224; bouger comme dans sa cage la b&#224;&#170;te bonne qu'&#224; &#224;&#167;a : tourner &amp; se retourner sans quitter les bords &#8211; &amp; qu'on d&#233;rive le long des marges, qu'on triture les draps &amp; froisse dedans la t&#224;&#170;te, que la poitrine dans son mouvement de haut bas rapide &amp; inutile finit par clouer le souffle l&#224; &#8211; quand &#224;&#167;a va mal, &amp; que cette nuit dure longue &amp; qu'en venir &#224; bout vide, &amp; qu'elle s'&#233;paissit encore dans les blancs, &amp; que oui, garder les yeux ouverts pour assurer un semblant de survie face &#224; &#224;&#167;a : c'est ce qu'il faudrait, dans cette nuit tunnel de part en part, d'une tempe &#224; l'autre &#224; chercher, chercher r&#233;ponses, chercher pourquoi, chercher comment &amp; qui &amp; encore cela, quand dans la nuit c'est braqu&#233; contre elle qu'on avance encore, aucun recul non, aucune tr&#224;&#170;ve : avancer contre, n'accepter rien, dans la nuit quand ils g&#232;lent dans le flou, les yeux &amp; que &#224;&#167;a ne vient pas, alors &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; bout, &#224; bout de tout, au bout, &#224; se toucher le dedans : gratte, gratte un peu de cette nuit sous la paupi&#232;re d&#233;mange mais ne vient pas, alors ne vient pas, ne vient pas &#8211;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.fibrillations.net/vases-co" class="spip_out"&gt;le site de jean-marc&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>descendre l'escalier</title>
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		<dc:subject>vases communicants</dc:subject>
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&lt;p&gt;descendre l&#1370;escalier &#8211; pas le moment pour les fissures au sol &#8211; pas question de rester l&#224; en plein passage &#8211; personne mais &#224; l&#1370;id&#233;e que quelqu&#1370;un survienne et te trouve comme &#224;&#167;a &#8211; seul allong&#233; fixer une l&#233;zarde au plafond &#8211; plus le temps des heures engourdies &#8211; sortir - &#224;&#167;a qu&#1370;il faut - sortir &#8211; plus le temps des yeux fixes &#224; ruminer l&#1370;immobile &#8211; partir maintenant c&#1370;est partir plus question d&#1370;en arri&#232;re &#8211; ou dessins d&#1370;un tapis &#8211; esp&#232;ces de fleurs liser&#233; g&#233;om&#233;trique &#8211; c&#1370;&#233;tait avant - c&#1370;&#233;tait - tu retrouveras un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;nuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot108" rel="tag"&gt;peur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_393 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://xn--chatperch-p1a2i.net/IMG/jpg/2013-01-12_15-47-45.jpg?1512544350' width='500' height='667' alt=&#034;photo Danielle Masson&#034; title=&#034;photo Danielle Masson&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://&#224;&#160;chatperch&#233;.net/spip/spip.php?article138&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;descendre l&#1370;escalier&lt;/a&gt; &#8211; pas le moment pour les fissures au sol &#8211; pas question de rester l&#224; en plein passage &#8211; personne mais &#224; l&#1370;id&#233;e que quelqu&#1370;un survienne et te trouve comme &#224;&#167;a &#8211; seul allong&#233; fixer une l&#233;zarde au plafond &#8211; plus le temps des heures engourdies &#8211; sortir - &#224;&#167;a qu&#1370;il faut - sortir &#8211; plus le temps des yeux fixes &#224; ruminer l&#1370;immobile &#8211; partir maintenant c&#1370;est partir plus question d&#1370;en arri&#232;re &#8211; ou dessins d&#1370;un tapis &#8211; esp&#232;ces de fleurs liser&#233; g&#233;om&#233;trique &#8211; c&#1370;&#233;tait avant - c&#1370;&#233;tait - tu retrouveras un jour - par hasard tu retrouveras - c&#1370;&#233;tait avant &#8211; descendre l&#1370;escalier et la porte ton but &#8211; clo&#238;tre d&#1370;autres mais jamais pass&#233; ici &#8211; pas laisser place aux embo&#238;tements les nappes surimpressions - droit devant c&#1370;est descendre &#8211; marcher sans te retourner rejoindre la porte &#8211; porte lourde et c&#1370;est l&#1370;image qu&#1370;une rue derri&#232;re &#8211; rue large y partir au hasard et que ce sera comme un saut dans la flotte &#8211; parvenu au palier c&#1370;est le point qui sourd au ventre s&#1370;&#233;tale et gonfle &#8211; c&#1370;est tout entier la porte lourde et pas de poign&#233;e &#8211; c&#1370;est peser de ton corps et tes deux mains et qu&#1370;&#224; peine un mouvement &#8211; ne pas retourner et c&#1370;est autre chose que vouloir &#8211; sortir - qu&#1370;il le faut ou s&#1370;y dissoudre &#8211; un bouton quelque part - vibration &#233;lectrique &#8211; qu&#1370;aussit&#224;&#180;t clenche rel&#224;&#162;che &#8211; c&#1370;est y courir qu&#1370;il faut &#8211; c&#1370;est le bruit de ta course qui r&#233;sonne &#8211; il n&#1370;aurait pas fallu - mais trop tard &#8211; c&#1370;est sursaut dans la nuit c&#339;ur qui cogne &#8211; ne pas y retourner pas tout de suite &#8211; ce vide sous le pied - descendre l&#1370;escalier plut&#224;&#180;t &#8211; lumi&#232;re des lampadaires dans l&#1370;entr&#233;e &#8211; froid de la vitre d&#233;polie &#8211; un verre d&#1370;eau &#8211; ne pas y retourner &#8211; pas tout de suite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#233;crit lors des &lt;a href='https://xn--chatperch-p1a2i.net/-&gt; http:/jetonslencre.blogspot.fr'&gt;vases communicants de f&#233;vrier 2013&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>lorsqu'il se tut</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crire</dc:subject>
		<dc:subject>mauvais genres</dc:subject>
		<dc:subject>nuit</dc:subject>
		<dc:subject>fantastique</dc:subject>
		<dc:subject>matin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsqu'il se tut, le matin &#233;tait proche, et nous nous s&#233;par&#224;&#162;mes pour aller nous coucher. (Ce journal ressemble terriblement aux Contes des Mille et Une nuits, car tout cesse au premier chant du coq, et sans doute fait-il songer aussi &#224; l'apparition, devant Hamlet, du fant&#224;&#180;me de son p&#232;re.)
&lt;br class='autobr' /&gt;
Bram Stoker, Dracula&lt;/p&gt;


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/ 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;&#233;crire&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;nuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;fantastique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot145" rel="tag"&gt;matin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;Lorsqu'il se tut, le matin &#233;tait proche, et nous nous s&#233;par&#224;&#162;mes pour aller nous coucher. (Ce journal ressemble terriblement aux &lt;i&gt;Contes des Mille et Une nuits&lt;/i&gt;, car tout cesse au premier chant du coq, et sans doute fait-il songer aussi &#224; l'apparition, devant Hamlet, du fant&#224;&#180;me de son p&#232;re.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Bram Stoker, &lt;i&gt;Dracula&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>nuit</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>introspection</dc:subject>
		<dc:subject>nuit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;rien d&#1370;autre que la travers&#233;e d&#1370;une nuit des parois que l&#1370;on cherche requ&#224;&#170;te &#224; t&#224;&#162;tons craquements du parquet le transistor dans la chambre &#224; c&#224;&#180;t&#233; longuement moto qui acc&#233;l&#232;re rapports qui s&#1370;&#233;tagent puis glissando pour quelle sortie descendre l&#1370;escalier marche &#224; marche une main effleure le mur et si l&#1370;on dormait encore basculait l&#224; chair d&#1370;un pieds qui glisse pr&#233;cautionneux descendre corps nu qui frissonne vitre d&#233;polie sous lumi&#232;re d&#1370;un lampadaire froid du carrelage si confus quelles pens&#233;es encore chasser (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;rien d&#1370;autre que la travers&#233;e d&#1370;une nuit des parois que l&#1370;on cherche requ&#224;&#170;te &#224; t&#224;&#162;tons craquements du parquet le transistor dans la chambre &#224; c&#224;&#180;t&#233; longuement moto qui acc&#233;l&#232;re rapports qui s&#1370;&#233;tagent puis glissando pour quelle sortie descendre l&#1370;escalier marche &#224; marche une main effleure le mur et si l&#1370;on dormait encore basculait l&#224; chair d&#1370;un pieds qui glisse pr&#233;cautionneux descendre corps nu qui frissonne vitre d&#233;polie sous lumi&#232;re d&#1370;un lampadaire froid du carrelage si confus quelles pens&#233;es encore chasser quoi l&#224; qui sourd de longues gorg&#233;es d&#1370;eau nuque arri&#232;re paupi&#232;res mi closes remonter dormir ou quelques pages si seulement se lever ce qu&#1370;on y gagnerait mais s&#1370;allonger et dormir s&#1370;y obstiner pour la peur de quelle perte &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;premi&#232;re publication le 14/10/2008&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>passer bient&#224;&#180;t le carrefour de la colonne</title>
		<link>https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?article317</link>
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		<dc:date>2012-09-05T08:28:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>fiction</dc:subject>
		<dc:subject>lectures</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>entre deux</dc:subject>
		<dc:subject>nuit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;passer bient&#224;&#180;t le carrefour de la colonne... dos d&#1370;&#224;&#162;ne de la voie ferr&#233;e... ton p&#232;re ralentissait avant... en profitait pour attacher sa ceinture... souvent les flics dans le coin... stationnaient devant l&#1370;ancien relais de poste... &#224; gauche l&#1370;ancienne voie romaine... chemin balis&#233; pour randonneurs... ces deux motards qui venaient de Saumur... nuits d&#1370;&#233;t&#233; &#224; la station... rejoignaient des potes sur la c&#224;&#180;te... inquiets de savoir o&#249; des contr&#224;&#180;les... ravitaillement en herbe... tu en avais fait une chanson... (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;passer bient&#224;&#180;t le carrefour de la colonne... dos d&#1370;&#224;&#162;ne de la voie ferr&#233;e... ton p&#232;re ralentissait avant... en profitait pour attacher sa ceinture... souvent les flics dans le coin... stationnaient devant l&#1370;ancien relais de poste... &#224; gauche l&#1370;ancienne voie romaine... chemin balis&#233; pour randonneurs... ces deux motards qui venaient de Saumur... nuits d&#1370;&#233;t&#233; &#224; la station... rejoignaient des potes sur la c&#224;&#180;te... inquiets de savoir o&#249; des contr&#224;&#180;les... ravitaillement en herbe... tu en avais fait une chanson... La Mousse... effac&#233; le nom du deuxi&#232;me... du second !... &lt;i&gt;et vous comptez enseigner les Lettres !&lt;/i&gt;... chanson liste... &lt;i&gt;pas mal de mecs zarbi&lt;/i&gt;... d&#233;marrait sur un sol treizi&#232;me... retrouverais peut-&#224;&#170;tre la progression d&#1370;accords guitare en main... vigile gomin&#233;... ses mains qui tremblent... sa grosse chevali&#232;re... une femme qui s&#1370;est barr&#233;e... se superpose l&#1370;image de Coluche dans Tchao Pantin... insomniaque qui faisait des allers et retours en Audi sur la nationale... routier de vingt ans heureux de rentrer chez sa m&#232;re dans la nuit du jeudi au vendredi... un vrai week-end il appelait &#224;&#167;a... m&#224;&#170;me si la moiti&#233; du temps pass&#233; &#224; dormir... le reste de la semaine &#224; rouler... mecs bourr&#233;s qui p&#232;tent les plombs... en qu&#224;&#170;te d&#1370;une derni&#232;re bi&#232;re... et ceux que tu savais dans le deal ou la cambriole... pas si grande la ville... immersion dans le monde de la nuit mais pas seulement... une sorte d&#1370;envers du monde... o&#249; tout tellement saillant... comme tout &#224; l&#1370;heure &#224; traverser la ville d&#233;serte... o&#249; quand t&#1370;es r&#233;veill&#233; &#224; Tr&#233;zins... impression que rien qu&#1370;un d&#233;cor... rem&#224;&#162;chais ce que tu savais de l&#1370;absurde... lyrique alors... petit bonhomme seul et les &#233;toiles... sans m&#224;&#170;me en conna&#238;tre le nom... et puis cette route d&#233;serte... ces heures parfois &#224; attendre qu&#1370;enfin un client... ces heures pass&#233;es &#224; lire... et de temps en temps faire les cent pas pour ne pas t&#1370;endormir... convaincu que la vie pouvait se r&#233;sumer &#224; &#224;&#167;a... traverser la nuit avec des livres... et le reste du temps faire semblant d&#1370;y croire...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>une vieille histoire</title>
		<link>https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?article218</link>
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		<dc:date>2012-03-20T08:13:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>bref</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;crire en ligne</dc:subject>
		<dc:subject>paroles</dc:subject>
		<dc:subject>quotidien</dc:subject>
		<dc:subject>nuit</dc:subject>
		<dc:subject>insomnie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;une vieille histoire, tu disais que depuis toujours, ces r&#233;flexions le matin, quand te pointer l&#224; o&#249; tu dois et pas toujours l&#1370;envie, ou l&#1370;apr&#232;s-midi, quand ce creux qui vient te prendre, le regard un peu plus flou, le geste moins pr&#233;cis, et le monde &#224; telle distance, un chaque fois pour te parler de f&#224;&#170;te dur de s&#1370;en remettre pas tant fum&#233; ce week-end, maintenant tu peux leur dire que plus de ton &#224;&#162;ge, ou te taire, laisser s&#1370;abattre les paroles, peuvent quoi aux heures d&#1370;&#233;veil au beau milieu de la nuit, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;une vieille histoire, tu disais que depuis toujours, ces r&#233;flexions le matin, quand te pointer l&#224; o&#249; tu dois et pas toujours l&#1370;envie, ou l&#1370;apr&#232;s-midi, quand ce creux qui vient te prendre, le regard un peu plus flou, le geste moins pr&#233;cis, et le monde &#224; telle distance, un chaque fois pour te parler de f&#224;&#170;te dur de s&#1370;en remettre pas tant fum&#233; ce week-end, maintenant tu peux leur dire que plus de ton &#224;&#162;ge, ou te taire, laisser s&#1370;abattre les paroles, peuvent quoi aux heures d&#1370;&#233;veil au beau milieu de la nuit, &#224; l&#1370;aga&#224;&#167;ante vigie int&#233;rieure&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>quelques-uns debout chez Nico</title>
		<link>https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?article156</link>
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		<dc:date>2012-01-04T10:33:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>fiction</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;crire en ligne</dc:subject>
		<dc:subject>rock</dc:subject>
		<dc:subject>Julien Gracq</dc:subject>
		<dc:subject>Pays de la Loire</dc:subject>
		<dc:subject>entre deux</dc:subject>
		<dc:subject>nuit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;quelques-uns debout chez Nico... s&#224; &#187;rement... poign&#233;e de tra&#238;nards en train de squatter la grange&#8230; sa salle des f&#224;&#170;tes comme il l&#1370;appelait !... aurais &#233;t&#233; capable d&#1370;en &#224;&#170;tre... une fois lanc&#233; !... syst&#233;matique cette foutue manie de co&#224; &#187;te que co&#224; &#187;te vouloir tenir&#8230; bonne dose de speed &#224; l&#226;&#8364;&#732;int&#233;rieur !... y&#1370;a qu&#1370;une chose qui nous m&#232;ne... la volont&#233; la haine... &lt;br class='autobr' /&gt;
en avais reparl&#233; avec Didier tout &#224; l&#1370;heure... plaisir lui de le revoir... souvent l&#224; aux r&#233;p&#232;tes... dans ce garage que vous aviez trouv&#233; &#224; louer sur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Julien Gracq&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot44" rel="tag"&gt;Pays de la Loire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;entre deux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;nuit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;quelques-uns debout chez Nico... s&#224; &#187;rement... poign&#233;e de tra&#238;nards en train de squatter la grange&#8230; sa salle des f&#224;&#170;tes comme il l&#1370;appelait !... aurais &#233;t&#233; capable d&#1370;en &#224;&#170;tre... une fois lanc&#233; !... syst&#233;matique cette foutue manie de co&#224; &#187;te que co&#224; &#187;te vouloir tenir&#8230; bonne dose de speed &#224; l&#226;&#8364;&#732;int&#233;rieur !... &lt;i&gt;y&#1370;a qu&#1370;une chose qui nous m&#232;ne... la volont&#233; la haine&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_167 spip_documents player'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://xn--chatperch-p1a2i.net/IMG/mp3/e2.mp3' title='MP3 - 629.8 ko' type=&#034;audio/mpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://xn--chatperch-p1a2i.net/local/cache-vignettes/L52xH52/mp3-77a42.png?1690919824' width='52' height='52' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;y&#1370;a qu&#1370;une chose qui nous m&#232;ne... la volont&#233; la haine&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;en avais reparl&#233; avec Didier tout &#224; l&#1370;heure... plaisir lui de le revoir... souvent l&#224; aux r&#233;p&#232;tes... dans &lt;a href=&#034;http://maps.google.fr/maps?q=belle+beille&amp;oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hl=fr&amp;sa=N&amp;tab=wl&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ce garage&lt;/a&gt; que vous aviez trouv&#233; &#224; louer sur &lt;a href=&#034;http://maps.google.fr/maps?q=belle+beille&amp;oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hl=fr&amp;sa=N&amp;tab=wl&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Belle-Beille&lt;/a&gt;... pas bien loin de la cit&#233; U... pensait toujours &#224; ramener une bouteille de &lt;a href=&#034;http://www.google.fr/imgres?q=valstar+rouge&amp;um=1&amp;hl=fr&amp;client=firefox-a&amp;sa=N&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;biw=1016&amp;bih=565&amp;tbm=isch&amp;tbnid=w0XNmMJujkdD9M:&amp;imgrefurl=http://blogpub.canalblog.com/tag/valstar&amp;docid=piuZMtbECqjidM&amp;imgurl=http://blogpub.canalblog.com/images/1AL72.jpg&amp;w=584&amp;h=800&amp;ei=CiYET8_DJZKZhQeAqI28AQ&amp;zoom=1&amp;iact=hc&amp;vpx=90&amp;vpy=152&amp;dur=6201&amp;hovh=263&amp;hovw=192&amp;tx=152&amp;ty=134&amp;sig=117175350167552780788&amp;page=2&amp;tbnh=157&amp;tbnw=115&amp;start=19&amp;ndsp=9&amp;ved=1t:429,r:0,s:19&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Valstar&lt;/a&gt;... &lt;a href=&#034;http://www.facebook.com/group.php?gid=175122513340&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Valstar, la boisson des stars !&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;... ce qu&#1370;il disait en arrivant... bouteille tendue au bout du bras... causait plus trop ensuite... exub&#233;rance de timide... posait son litron avec les autres... allait s&#1370;assoir sur le c&#224;&#180;t&#233;... ces morceaux de moquette que vous aviez r&#233;cup&#233;r&#233;s... devait s&#1370;en prendre plein les oreilles... pile poil &#224; hauteur de la grosse caisse... sit&#224;&#180;t assis sortait le matos de la poche int&#233;rieure de son blouson... et en roulait un petit le temps que tout le monde s&#1370;accorde... r&#232;gle les amplis... &#224; lui que tu demandais si on entendait suffisamment les voix... que vous les ayez pas &#233;crits pour rien ces textes !... des chances qu&#1370;il soit en train de s&#1370;en fumer un dernier, le Didier... assis tout seul &#224; un coin de table... coudes pos&#233;s sur la nappe en papier... loin des g&#224;&#162;teaux &#224; peine entam&#233;s... m&#233;gots &#233;cras&#233;s aux assiettes&#8230; verres &#224; moiti&#233; pleins qu&#1370;on n&#1370;a pas pu finir&#8230; sa force &#224; lui... que tout glisse... les voyait &#224; peine les autres autour... ceux pour qui parader encore&#8230; visages cireux d&#1370;alcool siroter lent une derni&#232;re bi&#232;re&#8230; &#233;locution lente le geste flou s&#1370;agiter vain autour d&#1370;une fille&#8230; il savait, lui, pour le &lt;i&gt;d&#233;sespoir tranquille&lt;/i&gt;...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="spip.php?rubrique37" class="spip_out"&gt;extraits pr&#233;c&#233;dents&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>sans d&#233;ranger la nuit</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>lectures</dc:subject>
		<dc:subject>roman</dc:subject>
		<dc:subject>mauvais genres</dc:subject>
		<dc:subject>nuit</dc:subject>
		<dc:subject>fantastique</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alors, patiemment, froidement, sans d&#233;ranger la nuit qui l'entourait, le jeune homme prit son revolver et visa.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Gaston Leroux, Le Fant&#224;&#180;me de l'Op&#233;ra&lt;/p&gt;


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Gaston Leroux, &lt;a href=&#034;http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Fant%C3%B4me_de_l%E2%80%99Op%C3%A9ra&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Le Fant&#224;&#180;me de l'Op&#233;ra&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Fant%C3%B4me_de_l%E2%80%99Op%C3%A9ra" class="spip_out"&gt;G. Leroux, Le Fant&#224;&#180;me de l'Op&#233;ra&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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