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	<title>Michel Brosseau | &#224; chat perch&#233;</title>
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		<title>parcourir une rue r&#233;currente dans tes r&#234;ves</title>
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		<dc:subject>choses qui m&#232;nent au dedans</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;parcourir une rue r&#233;currente dans tes r&#234;ves, &#224; la pente raide &#8212; ta ville natale est constitu&#233;e d'un plateau, puis des coteaux qui d&#233;gringolent jusqu'&#224; la rivi&#232;re qui passe au milieu&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;parcourir une rue r&#233;currente dans tes r&#234;ves, &#224; la pente raide &#8212; ta ville natale est constitu&#233;e d'un plateau, puis des coteaux qui d&#233;gringolent jusqu'&#224; la rivi&#232;re qui passe au milieu &#8212;, retrouver cette rue pendant une promenade o&#249; tuer le temps avant d'aller au restaurant, traverser le jardin public, fl&#226;ner jusqu'aux Halles o&#249; tu accompagnais ta m&#232;re chaque mercredi matin pour les courses avant de passer au retour par la biblioth&#232;que municipale &#8212; c'est elle &#224; qui tu rendras visite l'apr&#232;s-midi, non sur le plateau dans sa maison qu'elle n'habite plus, mais en haut d'un des coteaux, un h&#233;bergement temporaire avant place en EHPAD &#8212;, longer la vitrine du photographe, songer &#224; l'appareil rectangulaire que tu avais achet&#233; gamin, aux photos que tu faisais alors, consign&#233;es dans un album avec d'autres d'avant la guerre de 14, s&#233;par&#233;s et r&#233;unis par le temps, s'engager dans cette rue qui grimpe, se souvenir du rocher affleurant du bitume dans le virage l&#224; -haut, retrouver le lyc&#233;e et sa chapelle, avec la croix qui semble &#224; hauteur de rue &#224; cause de la pente, comprendre qu'il s'agit dans ton r&#234;ve du conglom&#233;rat de deux lieux, cette rue et une venelle, la rejoindre &#224; cent m&#232;tres de l&#224; , goulet &#233;troit entre des maisons basses de tisserands, t&#234;te &#224; hauteur de toits &#8212; dans ton r&#234;ve ce probl&#232;me d'&#233;chelle, tu es plus haut que les murs des jardins qui la bordent, pour une fois que tu surplombes &#8212;, au bout de la venelle retrouver la porte d'un bar, porte arri&#232;re par laquelle tu p&#233;n&#233;trais apr&#232;s les cours, issue de secours d&#233;sormais, convoquer la salle de jeux et son parquet, flippers et jeux d'arcade, pi&#232;ces de cinq francs, puis passer devant l'entr&#233;e du bar, se souvenir des fermetures administratives pour des histoires de dope, de ceux qui tra&#238;naient l&#224; , sur le fil, et qui ne liront jamais &lt;a href='https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?article506' class='spip_in'&gt;ce que tu as &#233;crit d'eux&lt;/a&gt;, enfin d&#233;boucher sur cette place qui n'en est pas une, m&#234;me si un bout de parking &#224; droite, et en face un espace vacant devant l'&#233;glise, c'est l&#224; que tu venais acheter tes disques, l&#224; aussi que les obs&#232;ques de ta grand-m&#232;re, d'un oncle et de ton p&#232;re &#8212; ne rien en tirer, sinon que, de nuit comme de jour, collusion de la ville et du temps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>se r&#233;veiller avec le souvenir du mort qui a visit&#233; ta nuit</title>
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		<dc:subject>contraintes</dc:subject>
		<dc:subject>morts</dc:subject>
		<dc:subject>notes de chevet</dc:subject>
		<dc:subject>choses qui m&#232;nent au dedans</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;se r&#233;veiller avec le souvenir du mort qui a visit&#233; ta nuit, constater &#224; cette occasion que ce n'est que dans tes r&#234;ves que tu parviens &#224; retrouver le visage de ton p&#232;re, ou dans le souvenir d'une photo que tu avais prise de lui, la seule fois o&#249; vous &#234;tes partis ensemble en vacances &#8212; il devait avoir &#224; peu pr&#232;s l'&#226;ge que tu as maintenant et souriais en prenant la pose, bras &#233;cart&#233;s et bouteille de rouge &#224; la main, quelque part dans les Pyr&#233;n&#233;es, &#224; l'heure du pique-nique en bord de route &#8212;, tu ne parviens (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;se r&#233;veiller avec le souvenir du mort qui a visit&#233; ta nuit, constater &#224; cette occasion que ce n'est que dans tes r&#234;ves que tu parviens &#224; retrouver le visage de ton p&#232;re, ou dans le souvenir d'une photo que tu avais prise de lui, la seule fois o&#249; vous &#234;tes partis ensemble en vacances &#8212; il devait avoir &#224; peu pr&#232;s l'&#226;ge que tu as maintenant et souriais en prenant la pose, bras &#233;cart&#233;s et bouteille de rouge &#224; la main, quelque part dans les Pyr&#233;n&#233;es, &#224; l'heure du pique-nique en bord de route &#8212;, tu ne parviens pas sinon &#224; saisir son visage, une silhouette seulement, son visage chaque fois se d&#233;robant &#8212;, c'est l'homme vieux et las de souffrir qui cette nuit s'est pr&#233;sent&#233;, qui, en r&#233;ponse au propos d'un vieil homme inconnu qui lui faisait face et &#233;voquait les ravages de l'&#226;ge, a exprim&#233; son renoncement en posant son front sur la table autour de laquelle vous &#234;tes assis et en soupirant, comme il le faisait chaque midi apr&#232;s le d&#233;jeuner, sombrant d'une d&#233;tente brusque dans le sommeil d'une courte sieste &#8212;, &#234;tre troubl&#233; par le d&#233;doublement temporel du r&#234;ve, durant celui-ci &#224; la fois conscient que c'est l'image de ton p&#232;re d&#233;j&#224; mort qui se pr&#233;sente, et qu'il exprime par ses mots et son geste son d&#233;sir que la mort ne tarde plus, garder en t&#234;te son geste de saisir ta main et de t'embrasser le front, et ainsi d&#233;marrer ta journ&#233;e avec un sentiment triple d'insaisissable, celui de la mort, du r&#234;ve et de la part de fiction que celui-ci suppose&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>constater, en rangeant mes paquets de graines</title>
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		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>introspection</dc:subject>
		<dc:subject>jardin</dc:subject>
		<dc:subject>choses qui m&#232;nent au dedans</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;constater, en rangeant mes paquets de graines, qu'un bon nombre ont d&#233;pass&#233; leur date de p&#233;remption, avoir du mal &#224; les jeter, parce que le sentiment de tenir entre ses mains de la vie qui ne demande qu'&#224; , s'en vouloir d'une r&#233;action aussi idiote, puisque savoir depuis longtemps que les graines p&#233;rim&#233;es ne poussent pas, l'avoir appris d&#232;s l'enfance, quand ces paquets confi&#233;s par mon p&#232;re, oubli&#233;s au fond du tiroir de cette longue table de ch&#234;ne abandonn&#233;e au sous-sol, un de ces meubles venus s'entasser au (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;constater, en rangeant mes paquets de graines, qu'un bon nombre ont d&#233;pass&#233; leur date de p&#233;remption, avoir du mal &#224; les jeter, parce que le sentiment de tenir entre ses mains de la vie qui ne demande qu'&#224; , s'en vouloir d'une r&#233;action aussi idiote, puisque savoir depuis longtemps que les graines p&#233;rim&#233;es ne poussent pas, l'avoir appris d&#232;s l'enfance, quand ces paquets confi&#233;s par mon p&#232;re, oubli&#233;s au fond du tiroir de cette longue table de ch&#234;ne abandonn&#233;e au sous-sol, un de ces meubles venus s'entasser au fil des morts, table de ferme o&#249; faire tenir famille et valets &#8212; moi, c'est dans un meuble &#224; tiroirs en plastique que je les range, pos&#233; sur ce qui autrefois fut un bureau &#8212;, paquets qu'il recevait &#224; l'usine, ainsi que la revue mensuelle qui les accompagnait &#8212; incapable d'en retrouver le titre, &#231;a devait avoir trait aux jardins ouvriers, mais pas s&#251;r, peut-&#234;tre un grainetier, revoir encore le fond jaune de la couverture, se souvenir qu'il les conservait dans le tiroir qui lui &#233;tait r&#233;serv&#233; dans le buffet de la salle &#224; manger, avec ses fiches de paye et les papiers de la banque &#8212;, paquets aux graines mortes, donn&#233;s au gamin parce qu'un gamin &#231;a s'amuse en marge du r&#233;el, qu'on vient au monde avec le travail, celui qui vous casse les reins et fait perler la sueur &#8212; l'&#233;tonnement que c'&#233;tait quand malgr&#233; tout &#231;a venait, qu'un peu de vert sortait de terre, l'alignement seul pour confirmer que c'&#233;tait autre chose que de la mauvaise herbe, accroupi observer le rang form&#233;, marqu&#233; d'un osier fich&#233; en terre &#8212; avec la rogne d'&#234;tre autant bord&#233;lique, ce miracle contenu en toute graine qui remonte, et l'impression que toute vie en tient&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>emm&#233;nager dans un g&#238;te rural</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>introspection</dc:subject>
		<dc:subject>notes de chevet</dc:subject>
		<dc:subject>choses qui m&#232;nent au dedans</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;emm&#233;nager dans un g&#238;te rural, avoir d'abord fait le tour des pi&#232;ces avec le ou la propri&#233;taire, en g&#233;n&#233;ral la, avoir assur&#233; qu'on a trouv&#233; facilement, sans rien dire des h&#233;sitations dans les derniers kilom&#232;tres, quand sur la route &#233;troite au milieu des champs l'impression de s'&#234;tre &#233;gar&#233;, comme un d&#233;but de l&#226;cher prise, le sentiment informul&#233; qu'on pourrait continuer de rouler ainsi, ne jamais parvenir nulle part, n'en ressentir aucunement le besoin &#8212; les cl&#233;s t'ont &#233;t&#233; remises, laiss&#233;es sur la porte ou d&#233;pos&#233;es (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;emm&#233;nager dans un g&#238;te rural, avoir d'abord fait le tour des pi&#232;ces avec le ou la propri&#233;taire, en g&#233;n&#233;ral la, avoir assur&#233; qu'on a trouv&#233; facilement, sans rien dire des h&#233;sitations dans les derniers kilom&#232;tres, quand sur la route &#233;troite au milieu des champs l'impression de s'&#234;tre &#233;gar&#233;, comme un d&#233;but de l&#226;cher prise, le sentiment informul&#233; qu'on pourrait continuer de rouler ainsi, ne jamais parvenir nulle part, n'en ressentir aucunement le besoin &#8212; les cl&#233;s t'ont &#233;t&#233; remises, laiss&#233;es sur la porte ou d&#233;pos&#233;es sur la toile cir&#233;e de la table, tu les as gliss&#233;es dans une poche de ton manteau, attach&#233;es &#224; un porte-cl&#233; o&#249; tu voudrais deviner un peu de la vie d'un autre, mais souvent rien que l'empreinte locale &#8212; sur le seuil, avant de partir, on t'a expliqu&#233; que cette maison &#233;tait celle de parents aujourd'hui d&#233;c&#233;d&#233;s, que celui ou celle qui t'a accueilli (ou son mari/&#233;pouse) y a pass&#233; son enfance et son adolescence &#8212; il ou elle habite maintenant la maison neuve aupr&#232;s, ou maison moderne, celle qu'on a forc&#233;ment aper&#231;ue en arrivant, &#233;loign&#233;e des b&#226;timents de la ferme tandis que le g&#238;te les jouxte &#8212; il y a l&#224; mati&#232;re de temps et de travail &#8212; sortir les bagages du coffre, avoir toujours pr&#233;f&#233;r&#233; les sacs &#224; dos aux valises, plus facile &#224; disposer dans le coffre, parce que non rigides, et plus &#233;loign&#233;s des codes bourgeois &#8212; c'est du moins ce que tu voudrais croire &#8212; faire un tour au supermarch&#233; et t&#226;cher de ne pas avoir &#224; y retourner &#8212; c'est avec ce monde-l&#224; que tu voudrais couper, mais tu sais que c'est illusoire, ce n'est pas par l'espace que tu t'&#233;loigneras de ce mode de vie, c'est par l'organisation du temps des journ&#233;es pass&#233;es ici &#8212; mais il t'aura fallu parcourir plusieurs centaines de kilom&#232;tres pour y parvenir : les autoroutes ne m&#232;nent nulle part, elles sont des sas au dedans desquels nous faisons le vide, nous d&#233;tachons de l'&#233;corce des jours &#8212; faire ou non le choix de disposer ses v&#234;tements dans les placards, commodes et armoires vides &#8212; toujours la crainte d'oublier quelque chose en repartant, c'est d&#233;j&#224; arriv&#233; &#8212; investir ou non le lieu, puiser dans le sac &#224; dos au fur et &#224; mesure des besoins renfor&#231;ant l'impression de passage, donnant au s&#233;jour un peu de l'instabilit&#233; du voyage, une illusion de nomadisme &#8212; mais aussi ce sentiment qu'on n'est pas chez soi, que remplir les armoires de ses propres v&#234;tements ne permettra pas de s'approprier les lieux &#8212; aucun entassement d'objets ne le permettrait : c&#1370;est par le temps pass&#233; que &#224;&#167;a se fera, &#224; l'usage &#8212; sans rien forcer laisser peu &#224; peu le lieu devenir l'antre o&#249; la chaleur, o&#249; le repos d'apr&#232;s la randonn&#233;e, o&#249; pr&#233;parer le repas, o&#249; le coup &#224; boire en r&#234;vassant, o&#249; tisonner le feu de la chemin&#233;e &#8212; et aller chercher les b&#251;ches sous un appentis, avec une pile &#233;lectrique &#8212; il te faut marcher dans la nuit pour t'approprier les lieux, pour avoir le sentiment de t'y reconna&#238;tre, de t'y retrouver &#8212; et c'est parfois peu de temps avant de partir que survient le sentiment de ne plus &#234;tre en lieu &#233;tranger, sinon hostile, quand, polis par le temps et la r&#233;p&#233;tition, les bruits nocturnes, bois qui craquent, parquets, roulis de la mer &#224; proximit&#233;, meuglements des b&#234;tes, camion qui vient collecter le lait de la ferme sont devenues habituels, ont trouv&#233; leur place dans la repr&#233;sentation mentale que tu as du lieu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>journ&#233;e dont tu ne feras rien</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>bref</dc:subject>
		<dc:subject>contraintes</dc:subject>
		<dc:subject>notes de chevet</dc:subject>
		<dc:subject>choses qui m&#232;nent au dedans</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;se lever, et savoir que tu ne feras rien de ta journ&#233;e, ou presque, en avoir l'intuition, parce que la certitude ce serait trop, trop pesant, trop vertigineux, pas s&#251;r que tu puisses supporter pareil horizon vide, c'est se sentir lourd, m&#234;me dans une carcasse fr&#234;le depuis toujours, c'est le sommeil aux &#233;paules, pas tant la t&#234;te vide, mais ce qui s'y pr&#233;sente est si d&#233;cal&#233; d'avec le jour, ces bribes de r&#234;ves, ces visages que tu ne croiseras plus, ces journ&#233;es mortes, c'est une journ&#233;e sans faire, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;se lever, et savoir que tu ne feras rien de ta journ&#233;e, ou presque, en avoir l'intuition, parce que la certitude ce serait trop, trop pesant, trop vertigineux, pas s&#251;r que tu puisses supporter pareil horizon vide, c'est se sentir lourd, m&#234;me dans une carcasse fr&#234;le depuis toujours, c'est le sommeil aux &#233;paules, pas tant la t&#234;te vide, mais ce qui s'y pr&#233;sente est si d&#233;cal&#233; d'avec le jour, ces bribes de r&#234;ves, ces visages que tu ne croiseras plus, ces journ&#233;es mortes, c'est une journ&#233;e sans faire, disponible &#224; ce qui se propose de l'int&#233;rieur, c'est se remettre au pr&#233;sent, &#224; son vacillement, c'est esp&#233;rer prendre forces pour les bascules &#224; venir, et tant pis si tu n'&#233;cris rien, les mots reviennent toujours, tandis que les images, leur cheminement &#8212; tu en sais si peu l&#224; -dessus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>qui sans doute encore en nous demeure</title>
		<link>https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?article728</link>
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		<dc:date>2015-09-15T07:14:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>contraintes</dc:subject>
		<dc:subject>musique</dc:subject>
		<dc:subject>notes de chevet</dc:subject>
		<dc:subject>choses qui m&#232;nent au dedans</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;avoir en t&#234;te une de ces chansons aux paroles idiotes et pauvres, &#234;tre lass&#233; de sa persistance, ne pas savoir quoi, de la langue ou de la m&#233;lodie, agace davantage, en vouloir &#224; ses programmes diffus&#233;s dans les bars, maudire les fen&#234;tres ou vitres de porti&#232;re ouvertes, bl&#226;mer tous ceux capables d'&#233;crire, chanter et jouer pareille daube, mettre en place une strat&#233;gie pour s'en d&#233;barrasser, comme se laver l'esprit de la m&#233;lodie accrocheuse, de la phrase obs&#233;dante &#8212; tentacules immat&#233;rielles, pieuvre pourtant (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;avoir en t&#234;te une de ces chansons aux paroles idiotes et pauvres, &#234;tre lass&#233; de sa persistance, ne pas savoir quoi, de la langue ou de la m&#233;lodie, agace davantage, en vouloir &#224; ses programmes diffus&#233;s dans les bars, maudire les fen&#234;tres ou vitres de porti&#232;re ouvertes, bl&#226;mer tous ceux capables d'&#233;crire, chanter et jouer pareille daube, mettre en place une strat&#233;gie pour s'en d&#233;barrasser, comme se laver l'esprit de la m&#233;lodie accrocheuse, de la phrase obs&#233;dante &#8212; tentacules immat&#233;rielles, pieuvre pourtant s'enroule, s'&#233;loigne et puis revient &#8212;, alors &#233;couter autre chose, et que soit remplac&#233; l'inf&#226;me, rituel magique dont on voudrait se persuader de l'efficacit&#233; &#8212; parce qu'il s'agit aussi de magie en face, on le sait, on en a &#233;cout&#233; plein des interviews de faiseurs, parlant de chansons comme d'autres de potions, clich&#233;s d'ingr&#233;dients savamment dos&#233;s, de savant m&#233;lange, de tour de main &#8212;, &#234;tre certain de la n&#233;cessit&#233; d'agir, parce que c'est &#224; devenir dingue ce truc qui ne vous l&#226;che pas, s&#1370;agrippe au dedans, un vrai cauchemar, corps &#233;tranger dont on craint qu'il ne se d&#233;veloppe, et les cons&#233;quences qui vont avec, qu'enti&#232;re la chanson se d&#233;veloppe en vous, chaque couplet et refrain, et qu'ainsi en boucle, quelle place il resterait pour penser un peu, pour &#234;tre soi &#8212; c'est bien crainte de folie dont il s'agit, d'un envahissement incontr&#244;lable venu de l'ext&#233;rieur, de tout ce qui n'est pas nous, de ces territoires que nous revendiquons ne pas fr&#233;quenter &#8212; c'est par hasard que nous avons &#233;t&#233; en contact, sans y prendre garde que nous avons &#233;t&#233; souill&#233;s, du moins le croyons-nous, parce que si souvent davantage sourds &#224; nous-m&#234;mes qu'aux bruits du monde, plus accueillant &#224; son chaos qu'au n&#244;tre : quel vide en nous quand a surgi la bribe maudite, dans quelle latence, quelle fuite nous engagions-nous quand cette maudite connerie, ce truc d&#233;bile a su nous happer tout entier &#8212; quoi donc nous rendait autant disponible au vide, et qui sans doute encore en nous demeure&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>jardin intime</title>
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		<dc:date>2015-04-23T09:37:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>bref</dc:subject>
		<dc:subject>contraintes</dc:subject>
		<dc:subject>notes de chevet</dc:subject>
		<dc:subject>choses qui m&#232;nent au dedans</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;remuer la terre, c'est rituel de printemps, qu'un peu de nourriture naisse de tes gestes, et qu'en retour tes gestes aussi te nourrissent, suivre le rythme de la machine, fraises d'acier qui s'enfoncent au sol, veiller &#224; effacer les traces de tes pas &#8212; c'est comme laisser page nette &#8212; &#234;tre sensible &#224; l'odeur de la terre remu&#233;e, et &#224; la chaleur qui s'y accumulent &#8212; quelque temps plus tard, ch&#226;ssis de verre lev&#233;, enfoncer la main dans la terre, ce qui l&#224; s'est accumul&#233;, et si seulement avoir appris &#224; soi y (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;remuer la terre, c'est rituel de printemps, qu'un peu de nourriture naisse de tes gestes, et qu'en retour tes gestes aussi te nourrissent, suivre le rythme de la machine, fraises d'acier qui s'enfoncent au sol, veiller &#224; effacer les traces de tes pas &#8212; c'est comme laisser page nette &#8212; &#234;tre sensible &#224; l'odeur de la terre remu&#233;e, et &#224; la chaleur qui s'y accumulent &#8212; quelque temps plus tard, ch&#226;ssis de verre lev&#233;, enfoncer la main dans la terre, ce qui l&#224; s'est accumul&#233;, et si seulement avoir appris &#224; soi y puiser l'&#233;nergie n&#233;cessaire &#8212; r&#233;aliser quelques jours pus tard, au d&#233;tour d'une conversation &#8212; savent-ils toujours combien ils sont pr&#233;cieux ceux qui ainsi &#233;veillent &#224; soi ? &#8212; r&#233;aliser que pour la premi&#232;re fois depuis sept ans ne pas avoir d&#233;fonc&#233; la terre, en lents passages lat&#233;raux et transversaux l'avoir &#233;miett&#233;e, sans que naisse conversation intime avec l'ombre de ton p&#232;re, ce long remuement tandis que le corps occup&#233; du poids de la machine et de ses vibrations, phrases &#233;chang&#233;es dans le geste partag&#233; &#8212; et au moment de planter, en main houe primitive au manche court qu'il appelait tranche, garder en m&#233;moire la phrase prononc&#233;e au moment du cadeau &#8212; il y aura eu un couteau &#224; sept ans et cet outil quand la maison achet&#233;e il y a quinze ans &#8212; &lt;i&gt;comme &#231;a tu penseras au bonhomme en repiquant tes salades&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>images qui resurgissent</title>
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		<dc:date>2014-12-03T15:39:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crire</dc:subject>
		<dc:subject>bref</dc:subject>
		<dc:subject>lectures</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>contraintes</dc:subject>
		<dc:subject>notes de chevet</dc:subject>
		<dc:subject>choses qui m&#232;nent au dedans</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;images qui resurgissent, c'est parfois au d&#233;tour d'une lecture, parfois au travail, en train de faire &#233;merger le sens d'un texte, ce qui le sous-tend, le porte, avoir besoin de trouver un exemple, et c'est en soi qu'on puise, m&#233;moire des textes ou de ses propres jours on ne sait pas toujours, c'est dans le flux de la parole, dans la pr&#233;sence au groupe, &#224; l'autre, dans ce mouvement qui est tout autant aller au devant que laisser venir, ainsi depuis deux jours cette image d'un cadre de tricycle rouge, et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot40" rel="tag"&gt;m&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot41" rel="tag"&gt;contraintes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot175" rel="tag"&gt;notes de chevet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot187" rel="tag"&gt;choses qui m&#232;nent au dedans&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;images qui resurgissent, c'est parfois au d&#233;tour d'une lecture, parfois au travail, en train de faire &#233;merger le sens d'un texte, ce qui le sous-tend, le porte, avoir besoin de trouver un exemple, et c'est en soi qu'on puise, m&#233;moire des textes ou de ses propres jours on ne sait pas toujours, c'est dans le flux de la parole, dans la pr&#233;sence au groupe, &#224; l'&lt;i&gt;autre&lt;/i&gt;, dans ce mouvement qui est tout autant aller au devant que laisser venir, ainsi depuis deux jours cette image d'un cadre de tricycle rouge, et l'autocollant qu'avait appos&#233; dessus le vendeur, sa couleur ocre, ses lettres noires, l'illusion, ou le d&#233;sir, qu'il soit possible d'identifier la police de caract&#232;re, et savoir qu'on n'y parviendra pas, qu'on y gagnerait pas grand chose sur le vide d'o&#249; soudain surgie l'image, qu'elle n'est pas de nature propice &#224; l'exactitude, mais simple passage, ressentir la difficult&#233; qu'on a &#224; s'y engager, on a pourtant appris le chemin, mais c'&#233;tait sur les pas d'autrui, dans l'appui d'un pan de mur jaune, dans le blanc liser&#233; de rose d'une aub&#233;pine ou d'un fruitier, cette lumi&#232;re dans le jardin du Luxembourg &#8212; on sait marcher sur les traces d'autrui, s'envelopper au plus pr&#232;s de ses lignes, mais la difficult&#233; quand aborder ce qui pour soi demande autant de travail que d'abandon &#8212; l&#224; aussi c'est laisser venir, aller au devant &#8212;, ce qui pour soi est per&#231;u comme un &lt;i&gt;palier&lt;/i&gt; &#8212; il n'est plus temps pour les &#233;tapes ou les caps, plus temps pour l'horizon, c'&#233;tait avant qu'il aurait fallu s'y lancer en aveugle &#8212;, &#224; chaque &lt;i&gt;palier&lt;/i&gt; se d&#233;pouiller un peu plus de la gangue noire, s'en lib&#233;rer &#8212; il n'y aura pas d'autre issue que les mots, pas d'autre outil, mots du sout&#232;nement ou de l'&#233;tayage &#8212; c'est selon &#8212;, mots de l'anthologie qu'on s'est constitu&#233; &#8212;, et se r&#233;veille la crainte que le livre d'images convoqu&#233;es, assembl&#233;es, tienne quant &#224; lui de la compilation&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#233;couter de nouveau un disque oubli&#233;</title>
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		<dc:date>2014-11-15T10:22:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>introspection</dc:subject>
		<dc:subject>Muddy Waters</dc:subject>
		<dc:subject>notes de chevet</dc:subject>
		<dc:subject>choses qui m&#232;nent au dedans</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#233;couter de nouveau un disque oubli&#233;, retrouver le geste pour sortir le vinyle de sa pochette carton puis papier sans poser les doigts sur les sillons, retrouver parfois ces papiers kraft, indices d'un import am&#233;ricain dont alors on &#233;tait fier, l'impression qu'on avait alors de s'approcher d'un continent qui paraissait inaccessible &#8212; on finirait par y mettre le pied pour la premi&#232;re fois une dizaine d'ann&#233;es plus tard, en commen&#231;ant par la c&#244;te ouest, mais le voyage avait commenc&#233; l&#224; , avec un disque de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot187" rel="tag"&gt;choses qui m&#232;nent au dedans&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&#233;couter de nouveau un disque oubli&#233;, retrouver le geste pour sortir le vinyle de sa pochette carton puis papier sans poser les doigts sur les sillons, retrouver parfois ces papiers kraft, indices d'un import am&#233;ricain dont alors on &#233;tait fier, l'impression qu'on avait alors de s'approcher d'un continent qui paraissait inaccessible &#8212; on finirait par y mettre le pied pour la premi&#232;re fois une dizaine d'ann&#233;es plus tard, en commen&#231;ant par la c&#244;te ouest, mais le voyage avait commenc&#233; l&#224; , avec un disque de &lt;span style=&#034;background-color:#ffff66;&#034; &gt;&lt;a href=&#034;http://www.&#224;&#160;chatperch&#233;.net/spip/spip.php?rubrique34&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Muddy Waters&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &#8212;, se demander ce qui se joue dans ces moments de r&#233;&#233;coute, peut-&#234;tre comprendre ce qui s'est d&#233;plac&#233; au dedans au temps de la d&#233;couverte, mais aussi retrouver celui qu'on &#233;tait alors, s'y glisser pour quelques instants, sans nostalgie, mais tenter d'examiner fugace, s'approcher tant qu'on peut encore, de celui qu'on fut, de l'&#233;nergie qu'on a peur parfois d'avoir perdue, et &#231;a c'est la musique qui l'offre, et le chant, hors les mots pour mieux y revenir, par le souffle et la cadence ce parcours en soi et dans le temps &#8212; c'est un peu de magie sans doute, mais toute intime, &lt;i&gt;informul&#233;e&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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