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	<title>Michel Brosseau | &#224; chat perch&#233;</title>
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		<title>ta fin du monde</title>
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		<dc:subject>bref</dc:subject>
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&lt;p&gt;ta fin du monde n'aurait rien de bruyant ou d'effrayant, ni pans de murs qui s'&#233;croulent ou l&#233;zardes qui grandissent au sol, ta fin du monde n'aurait rien d'une foule qui court d&#233;sordonn&#233;e &#224; travers rues, tout &#224; sa bousculade et pi&#233;tinement, ta fin du monde n'aurait rien de cris d'horreur, d'angoisse, de terreur, ta fin du monde ne convoquerait ni monstres ni m&#233;t&#233;orites, ta fin du monde ignorerait le soleil et ses frasques, ta fin du monde se ferait sans l'emphase des sentences, pr&#233;dictions abominables et (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;ta fin du monde n'aurait rien de bruyant ou d'effrayant, ni pans de murs qui s'&#233;croulent ou l&#233;zardes qui grandissent au sol, ta fin du monde n'aurait rien d'une foule qui court d&#233;sordonn&#233;e &#224; travers rues, tout &#224; sa bousculade et pi&#233;tinement, ta fin du monde n'aurait rien de cris d'horreur, d'angoisse, de terreur, ta fin du monde ne convoquerait ni monstres ni m&#233;t&#233;orites, ta fin du monde ignorerait le soleil et ses frasques, ta fin du monde se ferait sans l'emphase des sentences, pr&#233;dictions abominables et invites au d&#233;sespoir, ta fin du monde serait renouvelable &#224; l'infini si pouvoir appeler ainsi le laps de temps qui d'ici &#224; ce que le monde continue sans toi, ta fin du monde serait mobile et variable en intensit&#233;, ta fin du monde ressemblerait davantage aux albums &#224; colorier de l'enfance, couleurs qui d&#233;bordent par dessus des traits trop nets, lutte incessante de la couleur et du contour et sans qu'aucune proportionnalit&#233; semble pouvoir &#224;&#170;tre &#233;tablie entre ton application et la maladresse du geste, ta fin du monde ressemblerait davantage aux notes du piano qui s'arr&#224;&#170;te dans la pi&#232;ce &#224; c&#224;&#180;t&#233;, le suspens d'un morceau qu'il faut encore travailler, ta fin du monde serait &lt;a href=&#034;http://&#224;&#160;chatperch&#233;.net/spip/spip.php?article411&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;d&#233;nouement d'un livre&lt;/a&gt; aux histoires trop nombreuses, tissu trop serr&#233; d'entrecroisements et b&#233;ance de l'inachev&#233;, ta fin du monde ressemblerait &#224; l&#1370;&#339;il qui se pose sur les signes, en accepte labyrinthe et port&#233;e, en go&#224; &#187;te l'ivresse renouvel&#233;e jusqu'&#224; ne plus savoir ce qui au juste s'y passe, d'avaler le monde, apprendre &#224; le lire ou l'effacer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>dans son sang</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>blues</dc:subject>
		<dc:subject>route</dc:subject>
		<dc:subject>Robert Johnson</dc:subject>
		<dc:subject>l&#233;gendes</dc:subject>

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&lt;p&gt;rare qu'on abandonne une l&#233;gende, ainsi de celle entourant Robert Johnson, comment elle peut s'enrichir, se d&#233;velopper pour mieux booster les ventes &#8212; constater amer que les formes d'art qui les premi&#232;res m'aient &#233;t&#233; accessibles sont boursoufl&#233;es de l&#233;gendes aux relents id&#233;ologiques douteux sinon naus&#233;abonds, de surcro&#238;t aliment&#233;es pour des motifs marketing, mont&#233;e croissante d'amertume &#224; me dire que si ces formes d'art me furent accessibles, c'est parce que diffus&#233;es &#224; grande &#233;chelle par une vaste machine &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?rubrique34" rel="directory"&gt;notes sur le blues&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot69" rel="tag"&gt;route&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot138" rel="tag"&gt;Robert Johnson&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;l&#233;gendes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;rare qu'on abandonne une l&#233;gende, ainsi de celle entourant Robert Johnson, comment elle peut s'enrichir, se d&#233;velopper pour mieux booster les ventes &#8212; constater amer que les formes d'art qui les premi&#232;res m'aient &#233;t&#233; accessibles sont boursoufl&#233;es de l&#233;gendes aux relents id&#233;ologiques douteux sinon naus&#233;abonds, de surcro&#238;t aliment&#233;es pour des motifs &lt;i&gt;marketing&lt;/i&gt;, mont&#233;e croissante d'amertume &#224; me dire que si ces formes d'art me furent accessibles, c'est parce que diffus&#233;es &#224; grande &#233;chelle par une vaste machine &#224; g&#233;n&#233;rer du pognon, bile noire me dire que mon parcours dans le domaine de la fiction emprunta ces chemins balis&#233;s suintant la b&#224;&#170;tise et le fric au temps o&#249; l'&#233;cole m'avait &#233;cart&#233; de la lecture, tradition orale de cour de lyc&#233;e, &#233;missions t&#233;l&#233; et radio, pour l'&#233;crit articles magazines repomp&#233;s, admettre que &#224;&#167;a aussi ait pu me former, d&#233;former, contribuer &#224; la formation de celui qui &#233;crit ici &#8212; toutes les greffes semblent permises sur la bio de &lt;a href='https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?article308' class='spip_in'&gt;Little Robert&lt;/a&gt;, ainsi lire sur le site &lt;a href=&#034;http://www.deezer.com/fr/music/robert-johnson&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;deezer&lt;/a&gt; que &lt;i&gt;fruit d'une liaison ill&#233;gitime entre sa m&#232;re et un vagabond, Robert Johnson porte dans son sang une attirance certaine pour le voyage qu'il gardera tout au long de sa courte vie&lt;/i&gt;, tout s'h&#233;rite, puisqu'on vous le dit, que le rythme dans la peau ou dans le sang, non, &#224;&#167;a on n'ose pas, mais le go&#224; &#187;t du voyage, et puis &#224; quoi bon s'accabler d'une m&#233;moire trop lourde, pas bon pour la vente la conscience historique, les yeux ferm&#233;s qu'on ach&#232;te, qu'importe m&#224;&#170;me la chanson, qu'importe m&#224;&#170;me le chanteur, la l&#233;gende l'essentiel, une fiction que chacun puisse faire sienne, ingurgit&#233;e la nourrir de ses fantasmes, int&#233;resserait qui un pauvre gars soumis aux conditions &#233;conomiques, forc&#233; comme pas mal de Noirs des &#233;tats du Sud &#224; se d&#233;placer pour trouver du boulot, &lt;i&gt;hobo blues&lt;/i&gt;, et que les musiciens &#233;taient la plupart itin&#233;rants, &#224; quoi bon s'en encombrer, quand on peut associer au mythe de la route la figure du vagabond, certes fauch&#233; mais ce qui en lui de boh&#232;me, mythe du qui a coup&#233; les ponts pour d'autres raisons qu'&#233;conomiques, psychologie renvoie &#224; l'individu, &#224; son histoire personnelle, et non &#224; celle d'un pays, pas trace de responsabilit&#233; ou culpabilit&#233;, pas d'auto-flagellation comme on a pu dire au sujet de l'histoire de la colonisation et de l'esclavage, r&#233;duire &#224; l'individu et &#224; une vague histoire de g&#232;nes, d'autant que la famille permet elle aussi de tout r&#233;duire &#224; l'individu &#8212; vu r&#233;cemment un documentaire sur Hendrix, biographie vid&#233;o, o&#249; l'accent mis sur la m&#232;re absente et alcoolique, quelques bribes de psychanalyse et l'artiste enfin d&#233;voil&#233;... &#8212; &lt;i&gt;mis au fait de ses origines l'adolescence venue, il d&#233;cide de porter le nom de son v&#233;ritable p&#232;re, Noah Johnson ; nom qui, &#233;trangement, est aussi le nom d'un grand guitariste de l'&#233;poque, Lonnie Johnson&lt;/i&gt;, &#233;trange en effet, des Johnson c'est s&#224; &#187;r que &#224;&#167;a court ni les rues ni les annuaires, mais avouer que le biographe cette fois se fait subtil, jugeant inutile ou malvenue de revenir sur l'&#224;&#162;me vendue au diable, tellement rem&#224;&#162;ch&#233;e, s'ouvrant ainsi des horizons nouveaux au gr&#233; d'analogies et de comparaisons, &lt;i&gt;image mythique de l'artiste noir, la destin&#233;e de Johnson ressemble &#224; celle d'un Charlie Parker, son charisme, &#224; celui d'un Jimi Hendrix&lt;/i&gt;, un coup c&#224;&#180;t&#233; jazz, un coup c&#224;&#180;t&#233; rock, &lt;i&gt;destin&#233;e&lt;/i&gt; semblant signifier ici &#224;&#170;tre noir et mourir en laissant fantasmer hagiographes et critiques sur la musique qui aurait pu &#224;&#170;tre enregistr&#233;e si ces musiciens avaient v&#233;cu plus longtemps &#8212; ici, pri&#232;re de ne pas se demander pourquoi Hendrix est mis &#224; part, puisque lui aussi mort si jeune et consommateur de stup&#233;fiants comme Parker, mais pour vendre on ne s'encombre ni de raison ni de rigueur, on juxtapose pour mieux livrer son lecteur &#224; de possibles contaminations d'images et de fantasmes, l'image du &lt;i&gt;grand guitariste&lt;/i&gt; &#233;tant d&#233;j&#224; venue pr&#233;parer le terrain, et l&#224; regretter que n'ait pas &#233;t&#233; saisi le possible rebond, sachant la filiation technique, guitaristique : Lonnie Johnson -&gt; Charlie Christian -&gt; B.B. King -&gt; Jimi Hendrix &#8212; quant au &lt;a href=&#034;http://www.cnrtl.fr/definition/charisme&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;charisme&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, avec sa charge de don, de fascination et de surnaturel, voil&#224; de quoi r&#233;unir &#224; coup s&#224; &#187;r et pour pas cher l'image de Johnson &#224; Hendrix, &lt;i&gt;voodoo chile&lt;/i&gt; zim ba da boom, mais au bout du compte mieux comprendre pourquoi c'est par l&#224; qu'on est entr&#233; en musique : tout le discours autour laissait &#224; penser qu'il ne s'agissait pas d'un art, tout au plus un folklore transcend&#233; par quelques individualit&#233;s au parcours l&#233;gendaire, une musique r&#233;put&#233;e rude et basique parce que populaire &#8212; on n'osait pas dire ethnique &#8212;, mais musique sans asp&#233;rit&#233;s ni profondeur et donc sans prise sur le monde&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;420&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/8wFrb2s1fvg?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;iframe width=&#034;420&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/KOmT1uYtdPw?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;iframe width=&#034;420&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/WbCaV4iYoPY?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="spip.php?article308" class="spip_out"&gt;Little Robert&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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