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	<title>Michel Brosseau | &#224; chat perch&#233;</title>
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		<title>Joachim S&#233;n&#233;, Village</title>
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		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>lectures</dc:subject>
		<dc:subject>Joachim S&#233;n&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Joachim S&#233;n&#233;, Village (publie.net)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;LECTURES&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;lectures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot115" rel="tag"&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai lu &lt;i&gt;Village&lt;/i&gt; de &lt;a href=&#034;http://jsene.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt;, paru chez &lt;a href=&#034;https://www.publie.net/livre/village-joachim-sene/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;publie.net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a commence comme &#231;a :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je me souviens de toi.&lt;/i&gt; (p1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est question d'enfance, d'un territoire de l'enfance, des lieux mais pas que, de l'exp&#233;rience du monde qu'on a. D'une alouette bless&#233;e qu'on essaie de sauver, d'une couv&#233;e qu'on d&#233;truit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sans les nids, il n'y a pas d'&#339;uf sur le plat, il y a la vie. Et l&#224;, tu per&#231;ois le meurtre, l'excitation et la culpabilit&#233; se temp&#232;rent l'une l'autre, et ton sang &#224; toi remue, et tu voudrais ouvrir les autres &#339;ufs ou fuir et oublier tout &#231;a aussi vite que courir.&lt;/i&gt; (p155)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est question des diff&#233;rents lieux qui composent le territoire, et des limites de celui-ci. L'&#233;cole et son toit bizarre, la maison du passage &#224; niveau, une grange rouge, la chambre d'un copain, la sienne, le cimeti&#232;re pas loin de la maison. De tous ces lieux, c'est la gare qui m'est rest&#233;e la plus vive une fois ma lecture achev&#233;e. Par ce que le passage convoque d'exp&#233;rience &#8212; pour les autres lieux aussi, l'exp&#233;rience est partag&#233;e, mais il s'agit ici moins d'une exp&#233;rience socialement partag&#233;e, que d'un d&#233;clic de l'imaginaire, et la convocation aussi d'une autre lecture, &lt;i&gt;La Presqu'&#238;le&lt;/i&gt; de Julien Gracq, pour le presque fantastique g&#233;n&#233;r&#233; par le lieu ordinaire mais servant si peu que l'&#233;trange s'y glisse, et Proust aussi sans doute, pour le travail du temps :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fa&#239;ence grise au mur, qui fut blanche, carrelage us&#233; aux motifs bulbeux d'orange et de blanc, bancs de bois polis par les fesses des voyageurs, par dizaines de milliers, m&#234;me les ann&#233;es n'en ont peut-&#234;tre pas vu passer un million, dans cette gare qui semble toujours vide, qui l'est le plus clair du temps. Peu de trains passent, encore moins s'arr&#234;tent. C'est entrer dans le pass&#233; que pousser cette porte &#224; battants de bois. Seuls quelques signes modernes permettent de situer le lieu dans ton pr&#233;sent : p&#232;se bagage disparu, sa plate-orme m&#233;tallique est encore l&#224; et s'enfonce l&#233;g&#232;rement quand tu montes dessus ; les affiches en couleurs montrent des trains r&#233;cents, une offre de r&#233;duction par un syst&#232;me de carte payante, les tarifs horaires avec du blanc, du bleu et du rouge, sur le calendrier &#224; date de l'ann&#233;e en cours et de la suivante, des photos de paysages de vacances, une montagne verte aux sommets blancs et aux visages rieurs, une plage &#224; palmiers et ciel bleu aux corps dor&#233;s sous le soleil &#224; pourcentage, des slogans pour les r&#233;gions, des slogans pour le voyage, des nombres.&lt;/i&gt; (p207-208)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des points de passages vers le pass&#233;, il en existe d'autres. Le cimeti&#232;re pas loin de la maison du narrateur, on l'a dit. Mais d'abord la terre autour, gorg&#233;e des guerres qui ont eu lieu :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Car tu le sais : le plat pays du Santerre est le sang de la terre, c'est l&#224; que tu vis. Et les briques des maisons sont de terre rouge. Et ces obus trouv&#233;s dans les champs. Et tous ces cadavres que tu sais sous le limon, nourrissant haricots et patates, tous ces soldats morts &#224; chaque guerre depuis mille ans, les fl&#232;ches du Moyen &#194;ge et les obus du vingti&#232;me si&#232;cle partageant un go&#251;t pour ces horizons plats &#224; faible densit&#233; de population.&lt;/i&gt; (p12)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pass&#233; est l&#224;, tout proche, dans des cartons, ceux de Marie Linon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D&#232;s la fin de la lib&#233;ration, elle avait tout pr&#233;vu, mais ce n'est qu'en 1949 qu'elle put remplir le premier carton. Un par an, exactement, pour &#233;viter de trop stocker, mais pour garder quand m&#234;me, en plus des souvenirs dans la t&#234;te ; des preuves, des marques, dans des cartons ferm&#233;s remplac&#233;s par des bo&#238;tes en bois dix ans plus tard, quand il lui parut plus clair encore qu'il fallait maintenir ce peu, le pr&#233;server, peut-&#234;tre le perp&#233;tuer, dans des bo&#238;tes en dur que l'humidit&#233; n'entamerait pas comme elle entame le carton, le papier et l'encre, et m&#234;me le glac&#233; des photographies, des bo&#238;tes num&#233;rot&#233;es &#224; l'ann&#233;e sans description du contenu pour en faire des bo&#238;tes-surprise.&lt;/i&gt; (p83-84)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cartons de l'infra-ordinaire, et bo&#238;te enterr&#233;e dans son jardin par celui qu'on appelle le Glaise, celui qui se l&#232;ve et quitte la mairie pendant le d&#233;pouillement d'un vote, parce qu'il y a des noms &#8212; et des id&#233;es &#8212; qui ne passent pas, qui ne doivent pas passer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Allong&#233; dans ta chambre, sur la moquette, tu regrettes de ne pas l'avoir ouverte, la bo&#238;te. Tu es satisfait de ne pas l'avoir ouverte. Tu fermes les yeux, tu penses &#224; ce qu'elle peut contenir, tu ne penses &#224; rien, tu penses &#224; tout, tout s'est perdu depuis, dans le temps de la m&#233;moire. (...) Tu imagines le contenu de la bo&#238;te en fer, tu refais l'Histoire du Village avec le peu que les secrets laissent transpirer &#224; travers les non-dits. Tu cherches &#224; oublier ce que tu ne sais pas, chose impossible et si facile &#224; la fois. Et puis, apr&#232;s tout, il y avait peut-&#234;tre simplement un lingot dans la bo&#238;te, ou une lettre d'amour ?&lt;/i&gt; (p143)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cit ancr&#233; dans le lieu et la m&#233;moire, mais aussi sortie de l'enfance. Et, comme pour beaucoup d'entre nous, sortir de l'enfance c'est aller vers la ville. Une ville qui n'est encore que repr&#233;sentation et exp&#233;rience fugace, mais qu'on sait n&#233;cessaire de rejoindre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La ville, tu la connais, tu y es d&#233;j&#224; all&#233; mais tu aimes l'oublier pour mieux forger ton r&#234;ve de ville, celle vers laquelle tu veux aller, seul et sans plus le monde de l'enfance englu&#233; &#224; tes baskets &#8212; litt&#233;ralement car marcher pieds nus ici est folie : froid de l'herbe, insectes, crottes d'animaux divers, cailloux, et la terre qui pourrait bien te prendre, t'avaler, comme elle a aval&#233; l'Histoire pour la recracher quarante, soixante, cent ans trop tard.&lt;/i&gt; (p103)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des signes qui ne trompent pas. Le sentiment d'&#233;tranget&#233; d'abord :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Comme dans le silence d'un dimanche apr&#232;s-midi, &#224; la table de travail, pour des devoirs, un dessin ou une bande-dessin&#233;e que tu lis, enfant discret d'un village isol&#233; ; lever le nez de la page et regarder la pi&#232;ce autour de toi comme pour la premi&#232;re fois, avec une impression de jamais-vu qui te fait te sentir &#233;tranger &#224; ta propre chambre, que tu connais pourtant de tout temps.&lt;/i&gt; (p145)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis des signes, les arbres qu'on coupe, les terres qu'on exploite encore plus, les commerces qui ferment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce quelque chose qui te pousse vers la ville, peut-&#234;tre ce d&#233;but de vide, cet anonymat si longtemps envi&#233; aux citadins, solitude qui arrive petit &#224; petit ici ; c'est peut-&#234;tre &#231;a qui t'attire vers la ville ou au contraire l'arriv&#233;e de &#231;a qui te pousse &#224; t'&#233;loigner, non pas pour retrouver ce qui ici s'enfuit et en ville n'est plus, mais pour acc&#233;l&#233;rer, aller trouver la source vivante en ville de ce qui tue ici.&lt;/i&gt; (p229)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis la phrase, ample, qui progresse vers toujours plus de pr&#233;cision, de r&#233;flexion aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fait, &#231;a commence comme &#231;a, en rouge et vert :&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_975 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://xn--chatperch-p1a2i.net/IMG/wav/Joachim_Sene_Village_incipit_.wav' title='WAV - 17.9 Mo' type=&#034;audio/x-wav&#034;&gt;&lt;img src='https://xn--chatperch-p1a2i.net/local/cache-vignettes/L52xH52/wav-21a2c.png?1690940952' width='52' height='52' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_976 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.publie.net/livre/village-joachim-sene/&#034; class=&#034;spip_out&#034;&gt;&lt;img src='https://xn--chatperch-p1a2i.net/local/cache-vignettes/L400xH573/village-sene-95c7d.png?1690940952' width='400' height='573' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(vous pouvez m&#234;me le commander, si si...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>09|02|18</title>
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		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crire</dc:subject>
		<dc:subject>quotidien</dc:subject>
		<dc:subject>Joachim S&#233;n&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;journal vid&#233;o du 9 f&#233;vrier 18&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?rubrique95" rel="directory"&gt;journal vid&#233;o&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;&#233;crire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot67" rel="tag"&gt;quotidien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot115" rel="tag"&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot207" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/Lq01ja1HLD8&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; encrypted-media&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;pour lire le journal du 9 f&#233;vrier :&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_857 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://xn--chatperch-p1a2i.net/IMG/pdf/09_02_18-txt.pdf' title='PDF - 44.8 ko' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://xn--chatperch-p1a2i.net/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-39070.png?1690901542' width='52' height='52' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>carnets de correspondance</title>
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		<dc:date>2012-04-28T10:15:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M.B.</dc:creator>


		<dc:subject>bref</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;crire en ligne</dc:subject>
		<dc:subject>autofiction</dc:subject>
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		<dc:subject>Internet</dc:subject>
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		<dc:subject>Joachim S&#233;n&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Bergounioux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;28 avril 2012 Six lettres au compteur. Passer par le web pour retrouver traces du pass&#233;, r&#233;el qui sous-tend le texte, et toute la distance que &#224;&#167;a implique : la part de fiction, volontaire et involontaire, vis &#224; vis de son propre pass&#233;, le regard sur qui on a &#233;t&#233; &#8212; jeu &#233;trange de recomposer son pass&#233; en prenant pour base les notes prises par Bergounioux, sachant que soi on n'en a pas gard&#233; traces, m&#224;&#170;me pris soin de d&#233;truire ce qu'on avait &#233;crit pour pouvoir du/de nouveau &#8212; et toucher du doigt ce qui a pu (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;au fil des jours&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot12" rel="tag"&gt;bref&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;&#233;crire en ligne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot37" rel="tag"&gt;autofiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot41" rel="tag"&gt;contraintes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Internet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot93" rel="tag"&gt;temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot115" rel="tag"&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?mot116" rel="tag"&gt;Pierre Bergounioux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;i&gt;28 avril 2012&lt;/i&gt; Six lettres au compteur. Passer par le web pour retrouver traces du pass&#233;, r&#233;el qui sous-tend le texte, et toute la distance que &#224;&#167;a implique : la part de fiction, volontaire et involontaire, vis &#224; vis de son propre pass&#233;, le regard sur qui on a &#233;t&#233; &#8212; jeu &#233;trange de recomposer son pass&#233; en prenant pour base les notes prises par Bergounioux, sachant que soi on n'en a pas gard&#233; traces, m&#224;&#170;me pris soin de d&#233;truire ce qu'on avait &#233;crit pour pouvoir du/de nouveau &#8212; et toucher du doigt ce qui a pu mat&#233;riellement et symboliquement &#8212; notamment dans le rapport au pass&#233; &#8212; chang&#233; au cours de ces ann&#233;es, ainsi de l'&#233;vocation d'une &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=KF822SFuCrQ&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#233;mission d'Apostrophes consacr&#233;e &#224; Simenon&lt;/a&gt;, souvenir lointain accessible en deux clics, et de l&#224; visionner &lt;a href=&#034;http://www.google.com/url?q=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3D-J_c3poxMGo%26feature%3Dresults_video%26playnext%3D1%26list%3DPL76143C60CED51C6D&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;interview pour la t&#233;l&#233; canadienne&lt;/a&gt; &#8212; m&#233;moire et s&#233;rendipit&#233; &#8212; ou encore ces lieux o&#249; avoir v&#233;cu pr&#232;s d'un an, les retraverser, &lt;a href=&#034;http://www.aepa.asso.fr/cms/uploads/powerpoint/VISITE%20DU%20CHATEAU.pps&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;acc&#233;der m&#224;&#170;me aux endroits qui alors m'&#233;taient interdits&lt;/a&gt;, et en comprendre davantage &#224; les &lt;a href=&#034;http://maps.google.fr/maps?q=maison+des+ailes+%C3%A9chouboulains&amp;hl=fr&amp;ie=UTF8&amp;ll=48.456986,2.942576&amp;spn=0.003522,0.006502&amp;sll=48.421055,2.937675&amp;sspn=0.112784,0.208054&amp;hnear=Maison+des+Ailes,+77830+%C3%89chouboulains,+Seine-Et-Marne,+%C3%8Ele-de-France&amp;t=h&amp;z=17&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;voir d'en haut&lt;/a&gt; sur l'&#233;cran qu'&#224; les parcourir alors, et ces &lt;a href=&#034;http://www.google.fr/imgres?um=1&amp;hl=fr&amp;client=firefox-a&amp;sa=N&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;biw=1016&amp;bih=565&amp;tbm=isch&amp;tbnid=y7Fl3qOYaBpk7M:&amp;imgrefurl=http://copainsdavant.linternaute.com/photo_groupe/3903480/233472/equipe-pasteurmaison-des-ailes/&amp;docid=VHEASYAg_CApOM&amp;imgurl=http://image-parcours.linternaute.com/image/750/4/1247094119/3903480.jpg&amp;w=750&amp;h=563&amp;ei=8WqWT6GkOY2EhQeG5LX9DQ&amp;zoom=1&amp;iact=hc&amp;vpx=317&amp;vpy=190&amp;dur=4495&amp;hovh=194&amp;hovw=259&amp;tx=181&amp;ty=107&amp;sig=117175350167552780788&amp;page=2&amp;tbnh=161&amp;tbnw=199&amp;start=15&amp;ndsp=12&amp;ved=1t:429,r:5,s:15,i:115&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;visages d'&#233;l&#232;ves&lt;/a&gt; qui resurgissent. Le pass&#233; et le r&#233;el sont l&#224; , derri&#232;re l'&#233;cran, et, comme me le faisait remarquer &lt;a href=&#034;http://www.joachimsene.fr/txt/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt; dans un m&#232;l, ne demandent qu'&#224; dispara&#238;tre (je le cite sans lui demander l'autorisation mais je crois pas que &#224;&#167;a le d&#233;range) :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;i&gt;Tout ces liens qui n'ont l'air de rien que de mots soulign&#233;s font en fait sortir (tout simplement) du texte, de la zone des Carnets bord&#233;e de jaune-orange, et l'image qui est affich&#233;e alors, du lieu, de l'enveloppe, des &#034;gamines&#034;, donne un effet saisissant, une &#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&#224;&#8364; ce sujet je me suis pos&#233; la question d'int&#233;grer les photos au texte sur le site lui-m&#224;&#170;me (avec un filtre instagram, par exemple, pour harmoniser et vieillir), mais cette &#233;motion justement serait moindre puisque l&#224; il me semble qu'en sortant sur un site externe d'anciens par exemple, ou sur un site fan-army-art si je puis dire, il y a tout &#224; coup une profondeur, un effet de r&#233;el bien plus fort, comme si on relevait la t&#224;&#170;te de l'&#233;cran pour voir &#224;&#167;a l&#224; , tout pr&#232;s, &#224; toucher les ann&#233;es perdues du doigt. (Effet-fiction ou autobiographique pour moi importe peu, vu le r&#233;sultat sur la lecture qui touche.)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;Apr&#232;s j'ai peur que les liens ne disparaissent, avec le temps, si google change sa structure d'adresse, ou si tel site ferme&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;Qu'un bout de code change et c'est tout ton pass&#233; qui se d&#233;robe...&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;i&gt;14 f&#233;vrier 2012&lt;/i&gt;D&#233;marrage d'une nouvelle exp&#233;rience d'&#233;criture en ligne, &#224; l'initiative de &lt;a href=&#034;http://www.joachimsene.fr/txt/journal-eclate/article/carnets-de-correspondance-1981&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Joachim S&#233;n&#233;&lt;/a&gt; : &lt;a href=&#034;http://carnetsdecorrespondance.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;les carnets de Correspondance&lt;/a&gt;. Pour point de d&#233;part, les &lt;i&gt;Carnets de notes&lt;/i&gt; de Pierre Bergounioux, envisag&#233;s non comme un journal mais comme un ensemble de lettres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour une description plus pr&#233;cise du projet, voir ici' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;Participent pour l'instant &#224; l'aventure, Joachim, qui a construit le site, et &lt;a href=&#034;http://petiteracine.net/wordpress/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;C&#233;cile Portier&lt;/a&gt;. Le premier, qui signe &lt;a href=&#034;http://carnetsdecorrespondance.net/auteur/ton-vieil-ami&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;ton vieil ami&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, jette un regard ironique sur le &lt;i&gt;je&lt;/i&gt; des carnets, enclin &#224; ressasser amertume et d&#233;sespoir, et ancre en partie son propos dans l'exp&#233;rience du monde du travail, comme il l'a d&#233;j&#224; fait dans &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814505162/c-%C3%A9tait&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;C'&#233;tait&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. La seconde, quant &#224; elle, signe &lt;a href=&#034;http://carnetsdecorrespondance.net/auteur/bien-a-toi&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;bien &#224; toi&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et semble installer son &#233;criture dans l'&#233;cart, &lt;a href=&#034;http://carnetsdecorrespondance.net/1980-1990/article/lu-02-02-1986&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;l'&#224; c&#224;&#180;t&#233;&lt;/a&gt;. Quant &#224; moi, je signe &lt;a href=&#034;http://carnetsdecorrespondance.net/auteur/ton-jeune-collegue&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;ton jeune coll&#232;gue&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : dispositif en grande partie autofictif&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour la part que prend le dispositif fictionnel dans ces Carnets, voir ici. (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , tentative de retrouver quelques moments du pass&#233; et continuer de d&#233;faire quelques n&#339;uds int&#233;rieurs. D&#233;marche d'un point de vue chronologique &#224; rebrousse-poils des &lt;i&gt;Carnets&lt;/i&gt; qui eux tentent de fixer le pr&#233;sent :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;i&gt;il ne subsiste plus, avec l&#1370;&#233;loignement, que des blocs de quatre ou cinq ann&#233;es teint&#233;es grossi&#232;rement dans la masse. &#8212; Ma 16.12.1980&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&#224;&#8240;criture en compl&#233;ment et parall&#232;le de la s&#233;rie &lt;a href='https://xn--chatperch-p1a2i.net/spip.php?rubrique37' class='spip_in'&gt;entre deux&lt;/a&gt; avec pour diff&#233;rence essentielle qu'elle permet de prendre un personnage non &#224; un moment donn&#233; de sa vie, mais au fil du temps, avec n&#233;cessaire &#233;volution : ah ! revoir Charlus !...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034; style=&#034;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-size: medium&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-family: Arial&#034;&gt;&lt;span style=&#034;mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;Deuxi&#232;me lettre de &lt;i&gt;ton jeune coll&#232;gue&lt;/i&gt; &#224; para&#238;tre demain matin, &lt;a href=&#034;http://carnetsdecorrespondance.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;font-size: 12pt; font-family: &#034;Times New Roman&#034;,&#034;serif&#034;; mso-bidi-font-weight: bold&#034;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://carnetsdecorrespondance.net/" class="spip_out"&gt;carnets de Correspondance&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour une description plus pr&#233;cise du projet, voir &lt;a href=&#034;http://carnetsdecorrespondance.net/article/a-propos&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour la part que prend le dispositif fictionnel dans ces &lt;i&gt;Carnets&lt;/i&gt;, voir &lt;a href=&#034;http://www.joachimsene.fr/txt/journal-eclate/article/des-incarnes&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ici&lt;/a&gt;. Quant &#224; la relation de Pierre Bergounioux au travail de fiction, voir ici : &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article913&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;enlever toujours un peu plus de fiction, redire encore et toujours les figures premi&#232;res&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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